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Genesis ... saga

 
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Phil1
Rwa des Belches


Inscrit le: 02 Avr 2005
Messages: 28505
Localisation: Bruxelles

MessagePosté le: Ven Fév 23, 2007 6:39 pm    Sujet du message: Genesis ... saga Répondre en citant

Cet article n'est pas de moi ... comme certains peuvent sans douter ... Wink


La saga de Genesis
G enesis, c’est une histoire qui s’est écrite sur plus de trois décennies, une aventure riche en personnages et en rebondissements divers, avec cette question qui reste toujours en suspens : le groupe existe-t-il encore ?
Quoi qu'il en soit, Genesis restera à jamais le groupe anglais de rock progressif des années 70, un des groupes qui, au même titre que les Beatles, les Rolling Stones et Pink Floyd, a le plus contribué à populariser la rock music en France.


La saga en intégrale


L’aventure de Genesis débute au début des années 60 à la Charterhouse School de Londres. A l'origine, il y a Peter Gabriel et Tony Banks.

"Peter et moi, nous nous sommes rencontrés à l’école en 1963 et nous sommes devenus de très bons amis. Nous entretenions une passion commune pour la musique soul américaine, pour les Beatles et tous les autres groupes anglais de l’époque. Et à l’époque nous avions un ami commun, Anthony Phillips, qui deviendra le premier guitariste de Genesis. Et Mike était aussi un ami d’Anthony. Mais lui, je ne l’ai rencontré qu’après avoir terminé ma scolarité. Et c’est là que nous avons décidé de devenir musiciens professionnels."


Peter Gabriel et Tony Banks sont alors les leaders du groupe The Garden Wall. De leur côté, Mike Rutherford et Anthony Phillips font partie de Anon. Genesis naît de la réunion de ces quatre musiciens.
Le tout nouveau groupe entre immédiatement en studio et enregistre un premier single avec le batteur Chris Stewart.
Intitulé “The silent sun” et produit par Jonathan King, il paraît en février 68 sur le label Decca.

Le premier album, “FROM GENESIS TO REVELATION”, date de mai 69. Il n’a pas de style bien défini car Genesis, dont tous les membres sont encore étudiants, n’est pour l'instant qu’un groupe de studio sous la coupe d’un producteur qui leur impose son point de vue.
Genesis signent alors avec le label progressif Charisma pour lequel ils produisent “TRESPASS” en septembre 70.
Devenu professionnel à plein temps, le groupe est maintenant arrivé à maturité, mais il n’a pas encore acquis la stabilité.

Fin 1970, le guitariste Anthony Phillips et le batteur John Mayhew s’en vont. C’est grâce aux petites annonces du Melody Maker que l’on recrute d’abord Phil Collins, l’ancien batteur de Flaming Youth, puis le guitariste Steve Hackett.
Tous deux font leurs débuts sur “NURSERY CRYME”, en septembre 1971.
C'est le premier grand album de Genesis, réalisé par la formation classique du groupe avec Tony Banks, Phil Collins, Steve Hackett, Peter Gabriel et Mike Rutherford.
Pourtant le succès commercial n’est pas au rendez-vous, sauf en Italie, un pays qui, à l’époque, s’intéresse de près à la musique dite “progressive”.
Il faut attendre “FOXTROT”, en octobre 1972, pour que Genesis connaisse enfin la consécration européenne. La longue épopée de 26 minutes de “Supper’s ready”, ainsi que “Watcher of the skies”, sont les points d’orgue de ce premier album à succès.

La musique de Genesis est de plus en plus travaillée et sophistiquée. Sur scène, pour traduire pleinement son côté théâtral, les musiciens utilisent des masques et des costumes.
On s’aperçoit vite que Peter Gabriel, grâce à sa personnalité et à son talent, a pris une place très importante dans le groupe. Son charisme amène la critique et le public à se focaliser sur son talent personnel et à rejeter un peu dans l’ombre les autres membres de Genesis.
Pourtant ceux-ci n’y voient aucune injustice et n’en éprouvent aucune jalousie. Les années passeront et Tony Banks gardera toujours la même opinion à ce sujet.

"Je suis très heureux d’être en retrait. C’est ma personnalité. Et c’est une des raisons pour lesquelles nous avons tant poussé Peter Gabriel vers l’avant de la scène. Même chose pour Phil Collins et nous ferons certainement de même avec Ray. Mike et moi, nous nous sentons mieux dans l’ombre. Notre vrai métier, c’est compositeurs, et en d’autres temps, nous n’aurions certainement jamais fait partie d’un groupe."


Genesis est désormais entraîné par la spirale du succès et enchaîne répétitions, enregistrements, tournées et ainsi de suite.
Deux albums paraissent en 1973 : “GENESIS LIVE” en mai, puis “SELLING ENGLAND BY THE POUND” en octobre.
“Selling England” se classe N°3 en Grande-Bretagne et donne à Genesis un premier tube, certes encore modeste : ”I know what I like (in your wardrobe)”.

La sortie de “SELLING ENGLAND BY THE POUND” coïncide avec une tournée anglaise où Genesis présente un tout nouveau spectacle qui va encore plus loin, avec plus d’effets de lumière, plus de costumes, plus de masques, des diapos et des séquences d’acrobatie.
L’aspect théâtral des concerts est plus accentué, ce qui renforce d’autant la position déjà dominante de Peter Gabriel. 1974 confirme l’irrésistible ascension de Genesis sur le continent européen.
C’est à Guilford, près de Londres, que les cinq musiciens se retirent pour préparer leur œuvre la plus ambitieuse.
Le double “THE LAMB LIES DOWN ON BROADWAY” paraît en novembre 74. Sur des textes signés uniquement par Peter Gabriel, c’est un concept-album qui leur a été inspiré par leur dernier voyage aux Etats-Unis.
La tournée qui suit et qui porte le même nom est un spectacle total avec triple écran et mannequins, le tout réglé par une véritable mise en scène. En l’espace de cinq ans, Genesis est devenu l’un des grands noms du rock mondial.

En août 1975, Peter Gabriel annonce qu'il quitte Genesis pour se lancer dans une carrière solo. Pour la presse et le public, la nouvelle fait l’effet d’une bombe, mais elle ne surprend pas les autres musiciens qui avaient été prévenus par Peter dès l'année précédente.
Tony Banks :

"C’était vraiment inévitable. Il n’était plus heureux parmi nous et il ne voulait plus faire les compromis nécessaires à la vie de groupe. Nous n’avons donc pas été surpris. J’ai bien essayé de lui parler, de le retenir au nom de l’amitié très forte qui nous liait, mais il avait besoin d’aller de l’avant et il en avait l’opportunité parce qu’il était déjà une vedette au sein du groupe."


Genesis se prépare donc à sa reconversion et c’est Phil Collins, qui assurait jusque-là brillamment les chœurs, qui accepte non sans réticence de remplacer l’irremplaçable Peter Gabriel. Il nous explique comment :

"Nous avons cherché désespérément un nouveau chanteur. On en a auditionné pas mal mais aucun qui puisse s’intégrer à la famille Genesis et finalement, on est entrés en studio pour enregistrer 'A trick of the tail' sans chanteur. L’album avançait, j’ai assuré les vocaux d’une chanson, puis d’une autre, et à la fin, Genesis s’était trouvé un chanteur : moi. Mais c’est venu très graduellement. Je n’ai jamais dit : "Je veux être le chanteur'. J’ai juste dit : 'Si personne ne veut le faire, je le ferai'. Franchement, ça ne me disait rien d’être chanteur. Je voulais rester batteur."

L’album “A TRICK OF THE TAIL” qui sort en mars 76 se révèle une très bonne surprise. Phil Collins, dont la voix rappelle étrangement celle de Peter, est parfait dans ce nouveau rôle qui semblait n'attendre que lui.

Le 28 mars 1976, Genesis entame une tournée américaine avec le batteur Bill Bruford, ce qui permet à Phil Collins de se consacrer uniquement au chant. Non content d’assurer sa partie, il se révèle en plus un excellent showman qui sait captiver les foules.
Pour la tournée anglaise qui suit, l’expérience est reconduite et c’est Chester Thompson qui tient la batterie.
En janvier 77, “WIND AND WUTHERING” confirme l’excellente qualité de ce Genesis nouvelle formule. C’est le dernier album auquel participe le guitariste Steve Hackett : lui aussi s’en va pour créer sa propre musique.
En guise de dernier témoignage d’une période maintenant révolue, le groupe publie un double “live” enregistré pour l’essentiel au Pavillon de Paris, “SECONDS OUT”, en octobre 1977.

Avec le départ de Steve Hackett, Genesis se trouve réduit à un trio : Tony Banks, Phil Collins et Mike Rutherford.
Paradoxalement, plus le groupe se réduit, plus son succès augmente : la première œuvre du trio, l’album ”AND THEN THERE WERE THREE”, paraît en 1978. Il atteint la troisième place des hits-parades en Angleterre ainsi qu’une honorable quatorzième place aux Etats-Unis.
“Follow you, follow me” en est le titre vedette.

Sur scène, outre le batteur Chester Thompson, Genesis bénéficie désormais du renfort du guitariste Daryl Stuermer. Le groupe apparaît alors moins sophistiqué, plus proche du rock, proposant une musique sans tape à l’œil.
En novembre 79, Tony Banks produit un premier album solo, “A CURIOUS FEELING”. Mike Rutherford fait de même trois mois plus tard avec “SMALL CREEPS DAY”, un disque où il retrouve Anthony Phillips, le premier guitariste de Genesis.
Mais ce n’est qu’une brève parenthèse car le groupe a déjà repris la route. Le 29 mars 1980, ils entament une nouvelle tournée mondiale pour appuyer la sortie de “DUKE”, un disque qu’ils ont enregistré en Suède, dans les studios du groupe Abba.
“Duke” permet à Genesis d’être pour la première fois de sa longue carrière N°1 des albums en Angleterre.
Quant au titre-vedette, “Turn it on again”, il se classe N°8.

Depuis le départ de Steve Hackett en 1977, Genesis est devenu un trio, avec Tony Banks, Phil Collins et Michael Rutherford. Ils ont déjà réalisé deux albums sous cette forme, "And then there were three" et "Duke".
Parallèlement, Tony Banks et Mike Rutherford ont publié chacun un premier album solo. En janvier 1981, Phil Collins fait de même avec "FACE VALUE". C'est une réussite exceptionnelle, à la suite du single "In the air tonight", qui s'impose un peu partout dans le monde.
Après ce succès phénoménal et inattendu, les trois musiciens se retrouvent pour mettre en boîte “ABACAB”, un album puissant qui voit le jour en septembre 1981.
Enregistré avec les cuivres d’Earth, Wind & Fire, “Abacab” a été entièrement produit par Genesis. C’est une première, tout comme leur apparition dans le Top 10 américain des singles avec le titre générique de l’album.

La réussite d’”Abacab” est due à deux éléments : l'immense succès de Phil Collins en solo, mais aussi les nombreuses tournées que le groupe a effectuées aux Etats-Unis. C’est d’ailleurs au cours de la tournée de promotion d’”Abacab” que Genesis a enregistré le double “THREE SIDES LIVE” qui sort en juin 1982.
Puis, de nouveau, chacun y va de son album solo. Mike Rutherford publie “ACTING VERY STRANGE”. Puis, c’est Phil Collins qui revient avec “HELLO, I MUST BE GOING”, où l'on trouve “You can’t hurry love”, son premier N°1 en Grande-Bretagne.
C’est ensuite au tour de Tony Banks, qui propose simultanément deux albums : “THE FUGITIVE” et “THE WICKED LADY”.
Pour les retrouver tous les trois associés, il faut attendre septembre 1983 et l’album simplement intitulé “GENESIS”.
Il paraît sous une pochette noire et jaune parsemée de formes géométriques. En Angleterre, le single “Mama” se classe N°4 et l’album est N°1.

Malgré la belle réussite de Genesis, Phil Collins pense déjà à la suite de sa carrière solo. En avril 84, le thème du film “Against all odds” lui permet de décrocher un premier N°1 américain ainsi qu’un premier Grammy Award.
Il est ensuite N°1 en Angleterre et N°2 aux Etats-Unis avec “Easy lover”, son duo avec Philip Bailey, le chanteur d’Earth, Wind & Fire.
En février 85, son troisième projet solo, “NO JACKET REQUIRED”, obtient le Grammy Award du meilleur album de l’année et lui donne deux nouveaux N°1 outre-Atlantique : “One more night” et “Sussudio”.
En novembre 85, il est une fois de plus N°1 aux Etats-Unis avec “Separate lives”, la chanson du film “Soleil de nuit” qu’il interprète avec Marilyn Martin.
Pendant que Phil Collins accumule les premières places au hit-parade, Mike Rutherford tente une nouvelle expérience avec “MIKE & THE MECHANICS”, tandis que Tony Banks se consacre à la composition de musiques de films et publie “SOUNDTRACKS”.
Malgré toutes ces activités éclatées et diversement accueillies, Genesis parvient tout de même à reprendre le dessus et à produire un nouvel album en juin 1986 : “INVISIBLE TOUCH”.
Il a nécessité deux années de gestation, mais le résultat est bien là et c’est un véritable travail de groupe. Le 19 juillet 86, “Invisible touch” est N°1 aux Etats-Unis.
C’est une grande première dans l'histoire de Genesis, mais il faut dire que Phil Collins est maintenant une superstar et que ce statut a rejailli sur le groupe.

Selon une tradition désormais bien établie, chacun retourne alors à sa carrière solo. En novembre 88, Mike Rutherford caracole en tête des hits-parades avec “THE LIVING YEARS”, le titre générique du deuxième album de Mike & The Mechanics.
Mais on ne peut rien faire contre la déferlante Phil Collins qui aligne trois N°1 successifs : “A groovy kind of love”, un extrait de la bande originale du film “Buster” dont il est par ailleurs l’acteur principal ; puis "Two hearts" et enfin “Another day in paradise”, un extrait de son nouvel album solo, “... BUT SERIOUSLY”.
Même si la place que lui accordent les médias est moins importante, le travail de ses deux partenaires de Genesis mérite qu'on s'y intéresse. Tony Banks ajoute deux albums à sa discographie : “BANKSTATEMENT”, puis “STILL”, alors que les Mechanics de Mike Rutherford publient un troisième album, “WORD OF MOUTH”.
Les trois musiciens de Genesis reviennent finalement en novembre 1991 avec leur dix-septième album, “WE CAN’T DANCE”.
N°1 en Angleterre, n°4 aux Etats-Unis, il est certifié trois fois platine, et se vend à six millions d’exemplaires en Europe.
Il leur donne quatre tubes supplémentaires, dont “I can’t dance”.

Après “We can’t dance”, chacun repart de son côté. Fin 93, Phil Collins surprend avec “BOTH SIDES”, un sixième album sobre et intime qu’il a réalisé seul, sans aide extérieure. Le public suit, mais avec toutefois un peu de réticence.
En 1995, Tony Banks propose “STRICTLY INC.”, un projet musical réalisé avec le guitariste et chanteur Jack Hues.
De son côté, Mike Rutherford poursuit l’expérience Mike & The Mechanics avec les deux albums “BEGGAR ON A BEACH OF GOLD” et “HITS”.
Puis arrive le 29 mars 1996, où, dans un bref communiqué, Phil Collins annonce son départ de Genesis.
Un départ à l’amiable que l’intéressé explique de cette façon.

"L’aventure Genesis a duré pour moi vingt-cinq ans... J’y ai pris énormément de plaisir, mais il y a beaucoup d’autres choses à faire dans la vie et c’est pour ça que j’ai voulu partir : pour faire toutes ces choses. Quand ils l’ont appris, Mike et Tony ont été très déçus. Le dernier album de Genesis, 'We can’t dance', est vraiment l’un de nos meilleurs, j’en suis personnellement très fier, c'est ce qui a rendu leur déception encore plus amère. J’aime beaucoup Mike et Tony. Nous nous entendons très bien tous les trois. Nous ne nous disputons jamais et nous rions beaucoup ensemble. Mais du strict point de vue musical, j’en avais assez."

Interrogés à leur tour sur le départ de Phil Collins, Tony Banks et Mike Rutherford font preuve de beaucoup de fair-play. Pour eux, ce départ était inévitable.
Tony Banks, tout d'abord.

"Ce fut tout sauf une surprise. La vraie surprise, c’est que Phil ne soit pas parti avant l’album précédent. A cette époque, sa carrière solo était si brillante qu’il n’avait plus besoin de Genesis. Il pouvait continuer en toute liberté sans avoir à repasser par les compromis que tout membre d’un groupe doit nécessairement faire. Je crois qu’il a enregistré ce dernier album avec nous par loyauté plus que pour toute autre raison. Il y a pris du plaisir, mais il n’y était pas du tout obligé."

Mike Rutherford, à son tour, s'exprime sur le départ annoncé de Phil Collins.

"Le départ de Phil ne nous a pas surpris. Nous n’avons pas paniqué une seule seconde. De mon côté, j’étais en plein travail avec les Mechanics et pour cette raison, Genesis est resté au point mort un bon moment. C’est l’avantage quand tu as déjà connu des moments similaires : même si ça ne rend pas les choses plus faciles, tu sais comment ça fonctionne, tu sais ce qui va se passer et, d’une certaine façon, tu sais ce qu’il faut faire."

Les deux albums public intitulés “GENESIS LIVE : THE WAY WE WALK” constituent le dernier témoignage d’une époque à jamais révolue, celle du trio Banks - Collins - Rutherford.
Sous-titrés “ VOLUME 1 : THE SHORTS” et “VOLUME 2 : THE LONGS”, ils paraissent respectivement en 1992 et 1993. Ils ont été enregistrés lors de la tournée qui accompagnait la sortie du CD “We can’t dance”.

Lâchés par Phil Collins, Tony Banks et Mike Rutherford annoncent leur intention de poursuivre l’aventure Genesis. L’enregistrement d’un nouvel album qui sera “plus lourd, plus sombre” que les précédents est déjà programmé.
Reste une inconnue de taille : qui sera le chanteur ? Alors que les rumeurs les plus délirantes vont bon train, Mike et Tony se mettent à la recherche de ‘l’oiseau rare” et le découvrent finalement en la personne de Ray Wilson, le chanteur du groupe Stiltskin. Tony Banks raconte.

"C‘est très simple : nous avons d’abord pris la décision d’enregistrer un nouvel album, nous en avons composé l’essentiel et à ce moment-là seulement, nous nous sommes mis à chercher une voix. Nous avons écouté des tonnes de cassettes et de disques jusqu’au moment où nous avons découvert Ray sur l’album de Stiltskin ; l’album plutôt que le single pour dire vrai. Sa voix m’a vraiment transporté et je me suis dit : si ce gars veut le job, ce pourrait bien être lui."


Au sein du groupe Stiltskin, Ray Wilson avait eu un N°1 anglais en 1994 avec le titre “Inside”. Il explique à son tour comment il s'est retrouvé chanteur de Genesis.

"C’est mon manager qui a fait l’intermédiaire, car Genesis et Stiltskin avaient la même maison de disques, en l’occurrence Virgin. Il m’a dit que j’étais sur la liste des éventuels remplaçants de Phil, mais je dois avouer que j’ai d’abord cru à une blague. Quand j’ai découvert que c’était vrai, pour être tout à fait honnête, j’ai pu comprendre pourquoi j’étais sur cette liste car je savais que la texture de ma voix correspondait vraiment à ce que faisait Genesis."

Tony Banks, Mike Rutheford, Ray Wilson, c'est donc le groupe qui s'attelle à la réalisation d'un nouvel album, "CALLING ALL STATIONS", qui paraît le 25 août 1997.
L’écoute du disque confirme que Ray Wilson est bien l’homme de la situation. Sa voix possède une texture qui permet au groupe de renouer avec l’atmosphère pessimiste et lourde de ses premières compositions.
En ce sens, le Genesis 97 est plus proche de l’époque Peter Gabriel que de l’époque Phil Collins. En tout cas, Tony Banks se veut rassurant : Genesis reste Genesis et le public ne devrait pas être dérouté.

"Mon sentiment, c’est qu’il n’y a pas rupture avec le passé mais plutôt continuité. Et d’ailleurs sur scène, nous ferons beaucoup de nos anciennes chansons. Nous voyons cela comme la suite d’une même histoire et c’est la raison pour laquelle nous avons gardé le nom Genesis. Parce que ce qui fait l’essence de Genesis est toujours là. Mike et moi, nous avons une façon d’écrire des chansons qui donne son identité au groupe depuis longtemps déjà. Bien sûr, il y a un gros changement, puisque notre musique est désormais interprétée par une personne différente, mais je suis persuadé que la voix de Ray est totalement dans l’esprit Genesis. Et cette fois encore, je ne pense pas que les fans du groupe y verront un problème."

"Calling all stations" est le vingtième album de Genesis et il avait été annoncé par le single '"Congo".

"Calling all stations" ne rencontre pas le succès commercial escompté. La partie américaine de la tournée qui l'accompagne doit même être annulée, devant le peu d'intérêt manifesté par le public.
En 1998, Genesis se penche une première fois sur son passé en publiant le coffret "GENESIS ARCHIVE", où sont regroupés des démos et de rares enregistrements "live" réalisés entre 1967 et 1975. Sur le même principe, ils publieront "GENESIS ARCHIVE, VOLUME 2" en novembre 2000, un second coffret consacré à la période 1976-1992.
Entre temps, ils ont retrouvé les hits-parades grâce à la compilation "TURN IT ON AGAIN – THE HITS", publiée fin 99. On y trouve 17 succès de Genesis, ainsi qu'une nouvelle version de "The carpet crawlers".
C'est un extrait de l'album "The lamb lies down on Broadway" qui a été réenregistré pour la circonstance avec la formation originale : Banks, Collins, Gabriel, Hackett, Rutherford.

Le 17 août 2000, Ray Wilson annonce qu'il n'est plus le chanteur de Genesis. Le 21 septembre, le groupe se reforme de façon ponctuelle lors d'une cérémonie privée en l'honneur de Tony Smith, qui a été leur producteur au début des années 70.
Pour l'occasion, Tony Banks, Phil Collins et Mike Rutherford ont interprété quatre classiques de leur répertoire : "Follow you, follow me", "Invisible touch", "I can't dance" et "Tonight, tonight, tonight". Peter Gabriel était présent lui aussi, mais il n'a rejoint ses anciens partenaires que pour la photo officielle.
Quant à l'avenir du groupe, il reste officiellement en suspens, malgré différentes rumeurs qui reviennent régulièrement. Pour Tony Banks, Genesis est en sommeil. Mike Rutherford, lui, pense que l'histoire est terminée. Seul Phil Collins affirme parfois qu'il aurait bien envie de repartir pour une tournée comme batteur avec Genesis.
En attendant, ceux qui ont suivi Peter Gabriel et Phil Collins dans leur parcours en solo, pourront les voir très bientôt en concert.
Peter sera à Paris-Bercy le 27 mai. Il donnera trois autres concerts en France au cours de l'été : le 2 juillet à Aix-les-Bains, le 22 à Nice et le 23 à Nîmes.
Phil chantera au POPB trois soirs de suite : les 15, 16 et 17 juin. Sa tournée française se poursuivra le 24 juin à Lyon, le 25 à Nancy, le 30 à Nîmes et le 5 juillet à Toulouse.


DISCOGRAPHIE :



- "FROM GENESIS TO REVELATION" (album – 1969)
- "TRESPASS" (album – 1970)
- "NURSERY CRYME" (album – 1971)
- "FOXTROT" (album – 1972)
- "GENESIS LIVE" (live album – 1973)
- "SELLING ENGLAND BY THE POUND" (album – 1973)
- "THE LAMB LIES DOWN ON BROADWAY" (album – 1974)
- "A TRICK OF THE TAIL" (album – 1976)
- "WIND AND WUTHERING" (album – 1977)
- "SPOT THE PIGEON" (EP – 1977)
- "SECONDS OUT" (live album – 1977)
- "… AND THEN THERE WERE THREE" (album – 1978)
- "DUKE" (album – 1980)
- "ABACAB" (album – 1981)
- "THREE SIDES LIVE" (live & studio album – 1982)
- "GENESIS" (album – 1983)
- "INVISIBLE TOUCH" (album – 1986)
- "WE CAN'T DANCE" (album – 1991)
- "THE WAY WE WALK, VOLUME 1 : THE SHORTS" (live album – 1992)
- "THE WAY WE WALK, VOLUME 2 : THE LONGS" (live album – 1993)
- "CALLING ALL STATIONS" (album – 1997)
- "GENESIS ARCHIVE" (coffret – 1998)
- "TURN IT ON AGAIN – THE HITS" (compilation – 1999)
- "GENESIS ARCHIVE, VOLUME 2" (coffret – 2000)
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MadPhil
Crazy ours


Inscrit le: 02 Avr 2005
Messages: 37622

MessagePosté le: Ven Fév 23, 2007 6:42 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le toubib ne va pas être content.
Il allait justement faire un beau topic sur Genesis...
_________________
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Phil1
Rwa des Belches


Inscrit le: 02 Avr 2005
Messages: 28505
Localisation: Bruxelles

MessagePosté le: Ven Fév 23, 2007 6:55 pm    Sujet du message: Répondre en citant

On pourra alors toujours effacer celui-ci, hein .. Wink
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LeDoc
myriaposteur


Inscrit le: 02 Avr 2005
Messages: 18411

MessagePosté le: Sam Fév 24, 2007 11:11 am    Sujet du message: Re: Genesis ... saga Répondre en citant

Phil1 a écrit:
Cet article n'est pas de moi ... comme certains peuvent sans douter ...
Wink On s'en doute, sans aucun doute

On part d'une base…
Je lirai plus tard.
Merci Phil-1
Collins-0
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