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Procol Harum ... saga

 
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Phil1
Rwa des Belches


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MessagePosté le: Lun Oct 10, 2005 1:34 pm    Sujet du message: Procol Harum ... saga Répondre en citant

J'insiste, cet article n'a pas été écrit par moi ... mais il est excellent quand même .. Wink



La saga en intégrale


L’histoire de Procol Harum commence en 1959 à Southend-on-Sea, dans l’Essex. Cinq camarades de classe décident de former un groupe de rhythm & blues qu’ils baptisent The Paramounts.
Le clavier s'appelle Gary Brooker, le guitariste Robin Trower, le bassiste Chris Copping, le batteur Mick Brownlee et le chanteur Bob Scott. Ce dernier, trop peu assidu aux répétions, est bientôt évincé, et c’est Gary Brooker qui le remplace.
Groupe attitré du club "The Shades", qui appartient au père de Robin Trower, les Paramounts décident de passer professionnels en 1962. Ils embauchent un nouveau batteur, B.J. Wilson, ils prennent un manager, Peter Martin, et ils signent chez Parlophone.
En janvier 1963, leur reprise de “Poison ivy”, le succès des Coasters, est N°35 en Angleterre. Malgré un coup de pouce des Rolling Stones, qui affirment qu'ils sont "le meilleur groupe anglais de rhythm & blues", ce n'est qu'un feu de paille.
Leur sixième et ultime 45-tours, "You've never had it so good", paraît en octobre 65. Après avoir accompagné quelque temps Chris Andrews et Sandie Shaw, les Paramounts se séparent définitivement au cours de l’été 66.

Après la séparation des Paramounts, Gary Brooker continue seul. Lassé de n’interpréter que des reprises, il a composé quelques mélodies qu’il aimerait bien enregistrer, mais sur lesquelles il a bien du mal à mettre des paroles.
En septembre 66, il fait la connaissance de Keith Reid par l’intermédiaire d’un ami commun. Celui-ci les présente l’un à l’autre dans ces termes : “Voici Keith, il écrit des textes. Voici Gary, il n’écrit pas de texte”.
Keith Reid écrit essentiellement des poèmes. Ceux-ci retiennent immédiatement l’attention de Gary Brooker et les deux hommes décident d’associer leurs talents.
Grâce à une petite annonce qu’ils font passer dans le Melody Maker, ils recrutent quatre musiciens : le guitariste Ray Royer, le bassiste Dave Knights, le batteur Bobby Harrison et l’organiste Matthew Fisher, le seul qui possède une solide formation classique.
Le groupe ainsi formé s'appelle d'abord The Pinewoods, avant d'opter définitivement pour Procol Harum. L'origine de ce nom a longtemps été sujet à controverse. Il semble qu'il provient du nom inscrit sur le pedigree du chat d'un ami de Keith Reid. Mais en aucun cas il ne faut y voir une expression latine qui signifie “au-delà des choses”, “au-delà des apparences”, comme on l'a longtemps prétendu.

En mai 1967, Procol Harum enregistre un premier 45-tours, “A whiter shade of pale”. Largement inspiré de la suite N°3 en ré majeur de Jean-Sébastien Bach, le thème fait également référence au succès de Percy Sledge, "When a man loves a woman".
Entre l’orgue Hammond quasi-religieux de Matthew Fisher, le texte mystérieux et surréaliste de Keith Reid, et la voix aux accents désabusés de Gary Brooker, l'alchimie est parfaite. “A whiter shade of pale” se retrouve au sommet de tous les hits-parades de la planète.
Dans cette version, la chanson ne comporte que deux paragraphes. Pourtant, le poème de Keith Reid en compte quatre. Il n'existe pas d'enregistrement studio de a version intégrale. Toutefois, certains privilégiés ont pu l'entendre en concert.

"On la chante rarement en entier. Ce n'est pas la chanson qui est en cause, mais on a tellement de matériel que cette minute trente nous paraît parfois plus utile ailleurs. Une minute trente, c'est à peu près le temps que prend un couplet supplémentaire dans A whiter shade of pale. En fait, rien n'est décidé à l'avance. Il y a une part de hasard dans notre show et on ne sait jamais a priori comment A whiter shade of pale va se terminer, ni combien de strophes on va chanter. D'habitude, on ne fait que les deux premières, mais parfois je me dis : 'Tiens, eux, ils comprennent l'anglais, on va essayer la troisième.' Ça vient au milieu de la chanson et là, Matthew Fisher sait qu'il y aura trois couplets. Alors, il change son solo et il le raccourcit. C'est tout. Ce n'est pas la peine de préciser sur la 'set list' : A whiter shade of pale avec trois couplets. Si je chante She said : I'm home on shore leave, qui est le premier vers du couplet supplémentaire, tout le monde sait qu'on va faire les trois couplets."

Un mois à peine après sa sortie, "A whiter shade of pale” s’est vendu à deux millions et demi d’exemplaires. Trop brutalement, le groupe doit assumer un statut de stars auquel il n’est pas du tout préparé. Deux musiciens ne le supportent pas et s'en vont : le guitariste Ray Royer et le batteur Bobby Harrison.
Procol Harum première formule n’aura donc vécu que le temps d’un 45-tours. Pour combler ce double départ, Gary Brooker fait appel à deux anciens musiciens des Paramounts, B.J. Wilson et Robin Trower, dont la guitare va marquer la première moitié de leur œuvre.
En septembre 1967, Procol Harum tente de renouveler le succès de “Whiter shade of pale” avec un nouveau single, “Homburg”. C'est un autre petit chef- d’œuvre, mais il reçoit un accueil plus mitigé.

Un premier album paraît en décembre 1967. D'abord intitulé “PROCOL HARUM”, il sera rebaptisé par la suite "A WHITER SHADE OF PALE".
Il contient neuf titres signés Brooker - Reid, dont la version originale de “Conquistador”. Il confirme toute l’originalité du groupe, l’un des premiers à mettre en avant et sur un pied d’égalité deux claviers - piano et orgue - et une guitare. Gary Brooker parle de ses influences musicales.

"J'ai grandi à l'époque des tout débuts du rock 'n' roll. Ensuite, je me suis intéressé au rhythm and blues et à la soul music, telle qu'elle est chantée par les Noirs américains. J'aime cette façon de chanter et je voulais essayer de faire comme eux, de leur ressembler. Et puis, à la fin de mon adolescence, comme beaucoup d'autres, j'ai subi d'autres influences comme le jazz et la musique classique. A la fin des années 60, juste après ce qu'on a appelé le 'beat boom', on écoutait toutes sortes de musiques différentes, et tout cela a eu beaucoup d'influence sur ma façon de composer. Mais pour moi, A whiter shade of pale, c'est simplement un blues chanté sur un fond classique. Je ne fais rien d'autre que chanter un blues. Dans Procol Harum, la force vient de la présence des deux claviers. On peut tout faire avec un orgue et un piano. Ce qu'on voulait ajouter, c'est une guitare blues par-dessus pour apporter un côté plaintif. Mais il n'est pas évident de sentir toutes ces influences à l'écoute d'un seul titre. Si on prend seulement A salty dog ou A whiter shade of pale, c'est difficile d'y voir les influences rock, R&B, jazz ou autre."

Chargée d’intelligence et d’émotion, la musique de Procol Harum est innovante. En tout cas, elle est différente de tout ce que l’on a entendu jusque-là, mais le public s'en moque et ne les considère que comme une machine à tubes.

Devant l’incompréhension conjuguée du métier et d’une grande partie du public anglais, Procol Harum s’exile aux Etats-Unis au printemps 1968.
Là-bas, ils ont gardé un important noyau de fidèles. Ils sont devenus un groupe culte dont les deux premières tournées ont eu beaucoup de succès.
Cette période américaine donnera deux disques exceptionnels. Le premier, “SHINE ON BRIGHTLY, paraît en novembre 1968 et leur permet de confirmer leur épanouissement.

En avril 1969, Procol Harum propose “A SALTY DOG”, un disque très proche du précédent, mais au spectre musical encore plus élargi.
Le succès de cet album et celui de la ballade qui lui donne son titre leur permettent d’effectuer une nouvelle tournée nord-américaine, cette fois en têtes d’affiche.
Au Canada, ils participent notamment au Stratford Shakespeare Festival, accompagnés pour la première fois par un orchestre symphonique. La critique salue unanimement leur prestation.
Procol Harum vient de franchir une étape importante vers la reconquête du public. Mais c'est trop tard pour Matthew Fisher et Dave Knights qui, découragés, ont choisi de partir.

Après son départ de Procol Harum, Matthew Fisher se lance dans une carrière solo qui restera dans l’anonymat, malgré la qualité des quatre albums qu'il publiera.
Avec son départ, c’est un peu de l’âme de Procol Harum qui s’en va. Son talent se combinait parfaitement aux mélodies de Gary Brooker - profondément influencées par la musique classique - et aux textes de Keith Reid, - tour à tour surréalistes, mélancoliques, mystiques ou dérangeants -.
En tout cas, son travail au sein du groupe avait largement contribué à placer leurs trois premiers albums à l’avant-garde du rock littéraire et méditatif, ouvrant la voie à ce qu’on qualifiera bientôt de “musique progressive” ou “art rock”.

Matthew Fisher et Dave Knights sont remplacés par un seul musicien, Chris Copping, un autre ancien des Paramounts qui prend en charge à la fois la basse et l’orgue.
Ce qui fait qu’en ce début d’année 1970, on retrouve dans Procol Harum exactement les mêmes musiciens que dans les Paramounts qui avaient enregistré “Poison ivy” en 1963. Avec en plus, mais toujours dans l’ombre, le parolier Keith Reid qui assiste à tous les concerts.
Cette nouvelle formation en quatuor a le mérite de libérer Robin Trower qui peut désormais mieux exprimer ses talents de compositeur, de chanteur, mais surtout de guitariste.
En juin 1970, “HOME” est un album au titre ironique qui marque le retour de Procol Harum en Angleterre. L’équilibre entre les claviers et la guitare y est parfait, tout comme la variété des compositions qui restent majoritairement l’œuvre de Gary Brooker.
Robin Trower y a signé deux titres : “About to die”, qui est bien dans l’esprit de Procol Harum, et “Whiskey train”, un hommage au “Mystery train” d'Elvis Presley, une composition plus proche de Cream ou de Jimi Hendrix, son idole.

En juin 1971, sur “BROKEN BARRICADES”, la guitare de Robin Trower est omniprésente, comme si ses camarades avaient choisi de le laisser se défouler plutôt que de le voir partir.
Mais c’est peine perdue : après une tournée particulièrement catastrophique en Italie, Robin Trower, le guitar-hero, s’en va fonder le groupe qui porte son nom et qui lui apportera le succès qui s’est tant acharné à bouder Procol Harum.

Après le départ de Robin Trower, Chris Copping abandonne la basse pour se consacrer uniquement à l’orgue. Procol Harum accueille deux nouveaux musiciens : le bassiste Alan Cartwright et le guitariste Dave Ball.
En septembre 1971, après quatre années d’existence, le groupe donne son premier grand concert à Londres, au Queen Elizabeth Hall, alors qu’il vient de terminer sa onzième tournée américaine !
Pour Gary Brooker, jouer sur scène est une partie essentielle de la vie d'un groupe et c'est là qu'il doit concentrer toute son attention.

"Quand on sort de scène, c'est toujours difficile de dire si c'était un bon ou un mauvais concert. Et quelqu'un qui n'est pas sur scène ne peut pas ressentir la même chose que l'artiste qui pense qu'il a été bon ou mauvais. Il y a parfois des concerts qui sont exceptionnels. Et parfois, il peut y avoir des problèmes techniques qui feront que le son ne sera pas de bonne qualité, des choses comme ça. De temps en temps, en tournée, on est en retard et ça peut avoir des répercussions sur le concert, mais en règle générale, on arrive toujours à garder un certain niveau de qualité. Et notre objectif est toujours le même : jouer mieux aujourd'hui qu'on ne l'a fait hier."

Cela fait maintenant quatre ans que l'on a découvert Procol Harum avec "A whiter shade of pale". Et depuis quatre ans, le groupe essaye de se libérer de l'emprise de ce premier succès.
Le 18 novembre 1971, Procol Harum retraverse l'Atlantique. A l’initiative d’un admirateur canadien, ils renouvellent leur expérience symphonique du Shakespeare Festival, mais cette fois à Edmonton, dans l’Alberta, avec l’orchestre de la ville et un chœur de 24 chanteurs, les Da Camera Singers.
Leur répertoire se prête admirablement à ce genre d’expérience. L'album qui en témoigne, "PROCOL HARUM LIVE IN CONCERT WITH THE EDMONDTON SYMPHONY ORCHESTRA”, paraît en avril 1972. C'est un succès aussi instantané qu’inattendu.
Aux Etats-Unis, le single “Conquistador” est N°16 et l’album, N°5. Ce sera leur seul disque d’or dans ce pays.

Après la réussite de “Conquistador”, Procol Harum signe chez Chrysalis. On note bien un nouveau changement de guitariste, Mick Grabham prenant la place de Dave Ball, mais cela tient de l’anecdote.
Tout est en place pour que l’album suivant soit un succès, et ce sera le cas. “GRAND HOTEL”, qui paraît en mars 1973, est un authentique chef-d’œuvre, à la fois décadent et majestueux, récompensé par des ventes à la hauteur de sa qualité.
Il est bien difficile d’en isoler un morceau : peut-être “Fires (which burn brightly)”, enregistré avec la participation de Christiane Legrand, la soliste des Swingle Singers, ou encore la valse, “A rum tale”, qui est magnifique. Mais il ne faut pas oublier le single, “A souvenir from London”, ni le titre-générique, “Grand Hotel”.

Avec “Grand hotel”, Procol Harum semble enfin tenir sa revanche sur le sort. Malheureusement, aussi vite qu’il s’était enflammé pour ses deux précédents albums, le grand public va se désintéresser de la musique du groupe.
En avril 1974, “EXOTIC BIRDS AND FRUIT” est un cocktail pourtant identique, mi-poison, mi-passion, toujours en demi-teinte, mais il paraît dans l’indifférence quasi générale. Si Procol Harum ne s’est jamais soucié des modes, le public, plus versatile, s’est déjà tourné vers d’autres musiques.
Pourtant le groupe garde des admirateurs fidèles, au premier rang desquels le président du Mexique : à sa demande, ils sont le premier groupe européen à jouer dans ce pays.

En août 1975, “PROCOL’S NINTH” est produit par Jerry Leiber et Mike Stoller, ceux-là mêmes qui avaient écrit le “Poison ivy” des Paramounts.
"Procol's ninth", c'est bien sûr le neuvième album de Procol Harum, mais c'est aussi une référence amusée à la 9ème symphonie de Beethoven. L'album se veut un retour à un rock plus direct, aux accents de rhythm & blues.
Mais rien n'y fait, une malédiction mystérieuse semble continuer de peser sur Gary Brooker et les siens.
“Pandora’s box” se classe tout de même N°16 dans le hit-parade anglais, et c’est une bonne surprise. En tout cas, c’est la première fois qu’ils retrouvent les charts depuis “Conquistador”.

En 1976, Alan Cartwright s’en va, Chris Copping reprend la basse et Pete Solley devient le nouveau clavier de Procol Harum.
Durant l’été, le groupe traverse l’Europe pour une tournée où il affiche une petite forme et beaucoup de désillusion.
Son répertoire de scène étonne. Il inclut des titres des Beatles (“Get back” et “Please please me”), des classiques du rock (“Shake rattle & roll” et “Be bop a lula”), des morceaux classiques comme “le Beau Danube bleu” ou l'“Adagio” d’Albinoni, et même la reprise de la chanson de Jacques Dutronc, “Et moi, et moi, et moi” !
Gary Brooker explique comment se déroulent habituellement les concerts de Procol Harum.

"Le premier point important, c'est de décider ce que sera le programme du concert. Là, on a un nouvel album et on peut en jouer tous les titres sur scène, car c'est ce qu'on a fait en studio. On a tout enregistré en direct, donc on peut tout rejouer sur scène. Ce n'est pas sorcier. On n'a pas les problèmes que peut avoir un grand orchestre. Le problème, c'est qu'on a beaucoup trop de matériel, tout ce répertoire qui s'est accumulé depuis des années. Il y a des titres qu'on ne peut pas éviter sous peine de décevoir le public. Dans le passé, on aimait bien doubler certains morceaux ou ajouter quelque chose d'inattendu pour le public, et même pour nous. Ça nous obligeait à être vigilants, à être toujours prêts à jouer quoi que ce soit. En même temps, il ne faut pas oublier qu'on fait la promotion d'un album. Alors en général, on joue à peu près 40 % de matériel nouveau, on garde 15 ou 20 % d'espace pour ce qu'on appellera nos standards. Et ce qui reste, c'est-à-dire à peu près 40 %, sera déterminé en fonction de la soirée, en fonction du pays où on joue et du public."

Un ultime album, “SOMETHING MAGIC”, sort en mars 1977. C'est le testament d’un groupe qui brûle ainsi ses dernières cartouches sans pouvoir infléchir le sort contraire qui le poursuit.

Procol Harum se saborde quelques mois plus tard. B.J. Wilson rejoint Joe Cocker, avant de s'imposer comme un batteur de sessions très recherché. Keith Reid met de côté l’écriture pour devenir manager. Quant à Gary Brooker, il devient le clavier d’Eric Clapton tout en menant une carrière solo parallèle.
En septembre 85, "ECHOES IN THE NIGHT", son troisième album solo, apparaît comme une tentative de réincarnation de Procol Harum. Gary a retrouvé Keith Reid pour les textes, mais aussi Matthew Fisher qui co-produit et B.J. Wilson qui tient la batterie sur plusieurs titres. Mais cela ne suffit pas pour ressusciter la magie du groupe disparu.
La reformation de Procol Harum se concrétisera en février 1992 avec “THE PRODIGAL STRANGER”. L'album réunit Gary Brooker, Keith Reid, Matthew Fisher et Robin Trower, et il accueille deux nouveaux : le bassiste Dave Bronze et le batteur Mark Brzezicki.
B.J. Wilson, le batteur original, est le grand absent de cette réunion. Il est mort le 8 octobre 1990, après un coma de trois ans, à la suite d'un accident de voiture dans l’Oregon. “The prodigal stranger” lui est dédié.
Robin Trower ne participera pas à la tournée qui suit. Il est retourné à sa carrière solo et à ses activités de producteur. Il produira notamment les deux albums de Bryan Ferry, “Taxi” et “Mamouna”.

Au-delà du sentiment nostalgique, ce premier retour de Procol Harum ne provoque pas d’enthousiasme excessif. Le groupe replonge dans l’oubli pour trois ans, jusqu’en 1995.
Alors qu'Annie Lennox vient d'enregistrer une version très personnelle de “Whiter shade of pale”, on publie “HOMBURG & OTHER HATS”, une compilation très claire et très complète.
Cette sortie précède la réédition des quatre derniers albums du groupe, qui étaient indisponibles en Europe depuis l’apparition du compact disc.
Mais l'événement de 1995, c'est la parution de l'album “THE LONG GOODBYE -SYMPHONIC MUSIC OF PROCOL HARUM”. Pour la deuxième fois de leur carrière, Gary Brooker et les siens ont réussi le difficile double mariage entre le rock et le classique, entre un groupe et un grand orchestre.
Contrairement à l’album “Live” de 1972, “The long goodbye” a été réalisé en studio dans une configuration adaptée à chaque chanson. Gary Brooker, qui est le maître d’œuvre et le producteur de cet album a eu l’idée de faire appel à d’autres chanteurs. C’est ainsi que Tom Jones prête sa voix à “Simple sister” et que le baryton classique Jerry Hadley donne une coloration inattendue à “Grand hotel”.
Mais tout le groupe se retrouve sur “Homburg”, “Conquistador”, “Repent Walpurgis” et “Butterfly boys”.

Pendant l'enregistrement de l'album "Home", en 1970, Chris Thomas avait produit une session parallèle aux Studios Abbey Road. A cette occasion, Gary Brooker, Robin Trower, B.J. Wilson et Chris Copping s'étaient retrouvés autour du matériel qu'ils interprétaient au début des années 60, alors qu'ils s'appelaient encore The Paramounts.
Treize titres avaient été mis en boîte, mais les bandes n'avaient pas été exploitées par Emi-Chrysalis. C'est le disc-jockey Roger Scott qui les diffusera pour la première fois sur Capital Radio en 1976.
Depuis, elles sont devenues un disque paru sous le titre "AIN'T NOTHIN' TO GET EXCITED ABOUT" et crédité à Liquorice John Death.
On y trouve plusieurs classiques du rock comme "High school confidential", "Kansas City", "Matchbox", "Brand new Cadillac" ou encore "Lucille".

Après la sortie de l'album "The long goodbye", Procol Harum tourne jusqu'en 1997, date à laquelle Gary Brooker s'éloigne pour répondre à de nombreuses sollicitations. Il joue successivement avec le Ringo All-Starr Band, avec le British Rock Symphony et avec les Rhythm Kings de Bill Wyman.
Il donne aussi régulièrement des concerts de charité avec le groupe No Stiletto Shoes, qui constituera par ailleurs en 2002 le noyau du groupe pour la soirée en hommage à George Harrison, le "CONCERT FOR GEORGE".
En 2001, Procol Harum repart pour une tournée européenne avec une formation qui sera stable pendant trois ans. Autour des deux figures historiques que sont Gary Brooker et Matthew Fisher, on y retrouve Mark Brzezicki à la batterie, Matt Pegg à la basse et Geoff Whitehorn à la guitare. En 2003, la tournée est mondiale et compte près de 70 concerts, des prestations dont les grandes lignes sont établies à l'avance, mais qui peuvent varier selon l'humeur de celui qui reste le leader du groupe, Gary Brooker.

"On établit toujours un programme, mais on ne le suit jamais. C'est plus une sécurité. On y inscrit quelques titres anciens, on précise quelques ajustements sonores et les changements d'ambiance. Ça peut être utile de faire comme ça quand on n'est pas trop sûrs de savoir ce qu'on va jouer. Mais ça contrarie Matthew Fisher qui ne consulte jamais la 'set list', car il sait qu'on n'en tient pas compte. Pourtant, il m'arrive parfois de jouer ce qui est écrit. Alors là, il fait semblant de s'étonner en disant : 'Mais qu'est-ce qui se passe ce soir ?' En fait, ce serait utile pour lui, car il a besoin de savoir quelle sonorité utiliser pour son orgue. Mais il a pris l'habitude qu'on le lui dise titre par titre. Il faut que je le crie à celui qui est à côté de moi, en général Geoff Whitehorn. Et lui le répète à Mark Brzezicki et ainsi de suite, le message va jusqu'à l'autre bout de la scène et arrive à Matthew. Mais s'il n'est pas prêt à la première mesure, s'il n'a pas eu le temps de régler le son de l'orgue, alors là, il me passe un savon terrible !"

Un nouvel album, "THE WELL'S ON FIRE", paraît en mars 2003. Procol Harum vient d'entamer une importante tournée mondiale. Cette tournée se termine le 12 décembre 2003 par un concert que l'on peut retrouver sur un DVD paru il y a quelques semaines, "LIVE AT THE UNION CHAPEL", paru chez Eagle Vision.

"Le dernier concert de la tournée a été enregistré et filmé. C'était à Islington, dans un endroit que je connaissais déjà. Quand nous avons enregistré notre album de 91, la maison de disques a décidé de tourner une vidéo. Et cette vidéo – qui, au passage, a coûté à elle seule plus cher que l'album – a été tournée dans la Union Chapel. Donc, je connaissais. Evidemment, avec tout notre matériel installé, ça prend un tout autre aspect. Mais c'est un lieu formidable, un petit peu vieillot et décrépit ; rien n'est d'équerre. C'était vraiment comme si on était au milieu d'un kaléidoscope. En tout cas, c'est un endroit très intéressant pour un concert et il y avait une très bonne ambiance."

Le 17 juin 2004, Procol Harum annonce le départ de Matthew Fisher qui est remplacé par Josh Phillips, un clavier qui a déjà joué plusieurs fois avec eux dans le passé. C'est donc lui qui est actuellement sur scène aux côtés de Mark Brzezicki, Matt Pegg, Geoff Whitehorn et Gary Brooker pour qui les concerts restent des moments privilégiés dans la vie d'un musicien.

"Les musiciens font de la musique parce qu'ils en ont envie. Ils l'interprètent en public parce que d'autres s'y intéressent aussi. Il y a deux ou trois façons de faire se rencontrer ces deux éléments. Les nouveaux moyens audio-visuels en sont une. Par exemple, le DVD, qui peut vraiment remplacer un concert. C'est une technique que j'apprécie beaucoup dans le sens où elle permet de toucher un public dans des endroits où nous n'irons jamais jouer. Mais pour moi, la musique 'live' sera toujours la plus importante et c'est pourquoi on l'a toujours privilégiée dans notre carrière. Je crois que je serais désespéré si je ne pouvais plus monter sur scène pour jouer la musique de Procol Harum. Ça suppose que je continue à écrire, mais j'adore ça. J'ai très souvent composé des musiques rien que pour la scène, sans la moindre intention d'en faire un disque. Le fait qu'il n'y ait pas d'album à la clé n'arrête en rien l'inspiration créatrice. Mais évidemment, il faut jouer cette musique devant le public. C'est ce qu'on continuera à faire dans le futur."


Procol Harum s'apprête à donner plusieurs concerts en France. Ils seront le 11 mars à Aix-en-Provence et le 14 à l'Olympia à Paris. Pour le concert de l'Olympia, l'affiche propose également Hot Tuna et le Manfred Mann's Earth Band.
Le lendemain, le 15 mars, ils se produiront à Monaco, au Casino de Monte Carlo, avant de continuer leur route dans les pays scandinaves.
A noter enfin que le 16 avril prochain, à Guilford, le Gary Brooker Ensemble participera au "Tsunami Survivors Benefit Concert", au bénéfice des victimes de la catastrophe de décembre dernier en Asie du sud-est.
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MadPhil
Crazy ours


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Messages: 37622

MessagePosté le: Lun Oct 10, 2005 1:37 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Eh ! C'est un vrai bouquin ton article...
Fais moi un résumé en 20 lignes pour demain, s'il te plaît. Wink
_________________
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Phil1
Rwa des Belches


Inscrit le: 02 Avr 2005
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MessagePosté le: Lun Oct 10, 2005 2:16 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Laughing ... ce n'est pas mon article fieu ... et un résumé de 20 lignes ne s'appelle pas une saga .. Wink

Après avoir quitté Procol Harum en 67, le guitariste Ray Royer et le batteur Bobby Harrison ont formé un power trio de rock bluesy très puissant, du nom de "Freedom" .. à 100 lieues de la zique sophistiquée du Procol Harum mais là, AMG est incomplet à leur sujet car je possède un album d'eux qui n'est pas référencié ... hé hé hé .. Cool
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