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Cat Stevens ... saga

 
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Phil1
Rwa des Belches


Inscrit le: 02 Avr 2005
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Localisation: Bruxelles

MessagePosté le: Ven Aoû 10, 2007 5:00 pm    Sujet du message: Cat Stevens ... saga Répondre en citant

Pas de ma plume ... mais à part ça ... Jipy appréciera la chose, jespère ... Wink

La saga de Cat Stevens
T roubadour des années 70, Cat Stevens a connu un destin véritablement hors du commun. Il fut d'abord une idole des teenagers, avant de s'imposer comme un auteur-compositeur-interprète unanimement reconnu et admiré.
Il est aussi le seul artiste qui ait mis un terme volontaire et a priori définitif à sa carrière pour des raisons d’ordre spirituel. En 1979, il décidait en effet de se convertir à la religion musulmane, de prendre le nom de Yusuf Islam et de couper les ponts avec le showbiz.
Aujourd'hui, 26 ans plus tard, il a semble-t-il réussi à faire la paix entre son passé et son présent. Beaucoup de ses chansons étant empreintes de spiritualité, il a fini par éprouver un fort besoin de recommencer à communiquer sur le sujet. C'est ce qui explique la sortie du CD "MAJIKAT", enregistré lors de son ultime tournée mondiale de 1976.
"Dans les années 70, explique-t-il, il y a eu un mouvement incroyable qui tendait véritablement vers un monde d'éveil. Mes chansons ont saisi cela, je crois. Elles doivent continuer à exister pour éveiller les gens à certains de leurs problèmes intérieurs. Et peut-être ouvrir cette petite porte qui pourrait changer leur vie."


La saga en intégrale


Cat Stevens, de son vrai nom Stephen Demetri Georgiou, est né à Singlitter, un faubourg de Londres, le 21 juillet 1947. Sa mère est suédoise et son père est grec. Il tient un restaurant sur Shaftesbury Avenue.
C’est là, à quelques pas du West End, le haut lieu de la vie culturelle londonienne, que le jeune homme prend goût à la musique et qu’il développe son intérêt pour le folk. Il donne ses premiers concerts dès 1965, d'abord dans un pub, The Black Horse, puis à l'Hammersmith College où il étudie les Beaux-Arts. Il joue alors seul, accompagné d’une simple guitare acoustique.
Sa brillante technique instrumentale et la poésie de ses textes attirent l’attention du producteur indépendant Mike Hurst. Ce dernier s’apprête à quitter l’Angleterre pour émigrer aux Etats-Unis. Lorsqu’il entend Cat Stevens, il tente le coup de poker de sa vie et investit le montant de son billet d’avion dans la réalisation d’une maquette.
Le 7 septembre 1966, Cat Stevens enregistre “I love my dog” et dès le lendemain, le disque est présenté chez Decca.

Le 30 septembre 1966, “I love my dog” est le premier titre à paraître sur le tout nouveau label Deram, une sous-marque de Decca destinée aux musiques progressives. Le disque entre dans le hit-parade anglais le 20 octobre et se classe à la 28ème place.
Dès lors, Cat Stevens a le statut de pop-star. Il fait la une du "Melody Maker", du "New Musical Express" et des magazines pour teenagers.
Avec une telle présence médiatique, la sortie de son deuxième 45-tours est très attendue : ce sera “Matthew and son”, le 3 janvier 1967.

“Matthew and son” se classe n°2 dans le hit-parade britannique. A cette époque, les disques pop qui proposent un texte intelligent et une musique intéressante sont plutôt rares.
Alors que Cat Stevens n’a pas encore vingt ans, on le demande de toutes parts. On en vient même à lui proposer son propre show à la télévision britannique.
S’il refuse, c’est pour mieux se consacrer à sa passion de la composition, une passion qui lui a déjà permis d’amasser beaucoup de matériel.
Très rapidement, en mars 1967, il publie un premier album, “MATTHEW AND SON”, et un troisième 45-tours, “I’m gonna get me a gun”.
Ce titre, qui exprime une vision de la vie très biscornue, était destiné au départ à une comédie musicale que Cat Stevens voulait écrire sur "Billy The Kid".

“I’m gonna get me a gun” est encore un succès. Tout sourit à Cat Stevens qui semble promis à une longue carrière. Ses talents d’auteur-compositeur sont reconnus : les Tremeloes enregistrent “Here comes my baby” et P. P. Arnold, sa petite amie américaine, reprend “The first cut is the deepest”.
Cat Stevens tourne avec Englebert Humperdinck et Jimi Hendrix. Mais la vie de pop star est difficile et la concurrence féroce : adulé un jour, on peut être oublié le lendemain.
Le quatrième 45-tours de Cat Stevens, “A bad night”, ne se classe que N°20 et le cinquième, “Kitty”, est un échec retentissant. Son deuxième album, “NEW MASTERS”, paraît en février 1968. Mais Cat Stevens apparaît déjà comme une star sur le déclin.

D’une certaine manière, Cat Stevens n’est pas mécontent de cette remise en cause de sa situation. Il aspire à davantage de reconnaissance pour ses qualités artistiques et désire donner une empreinte plus classique à ses compositions.
Dans un milieu où l'artiste n'est qu'une marionnette qui ne fait que ce que décide le manager, il n'est pas heureux. Il a besoin de changement, mais il encore est coincé par son image.
Trop de travail l'a épuisé, mentalement et physiquement. Il boit beaucoup et il fait, dit-il, "tout ce qu'il ne faut pas faire." Sa carrière est brutalement interrompue par la maladie : il contracte la tuberculose et se retrouve hospitalisé à Midhurst, dans le Surrey. Il lui faudra un an et demi de soins intensifs et de convalescence pour se tirer de ce mauvais pas.

C’est un nouveau Cat Stevens qui réapparaît en juillet 1970 avec l'album “MONA BONE JAKON”, dont il a lui-même dessiné la pochette et qui paraît sur le label Island de Chris Blackwell.
Durant sa convalescence forcée, Cat Stevens a composé beaucoup de chansons, de quoi remplir plusieurs albums. Il a également lu "Le sentier caché, méthode pour la découverte spirituelle de soi-même", le livre de l'écrivain voyageur converti au bouddhisme Paul Brunton.
Cat Stevens croit en Dieu, il se laisse pousser la barbe et médite. Mais il est plein de paradoxes : il veut adopter une vie plus spirituelle, mais aussi gagner beaucoup d'argent.
Pendant cette période, il a également fait plusieurs rencontres qui lui ont permis de concrétiser sa nouvelle approche musicale et, en tout premier lieu, celle du top-model américain Patti D’Arbanville qui lui a inspiré une de ses plus belles ballades et un de ses plus grands succès, “Lady D’Arbanville”.
Sur ce titre, c'est Peter Gabriel qui joue la partie de flûte.

Cat Stevens a fait une autre rencontre importante à cette époque : celle de Paul Samwell-Smith, l'ancien bassiste des Yardbirds. C'est lui qui produira tous ses albums jusqu’en 1975, soit six au total.
Il lui présentera aussi des musiciens qui lui conviendront parfaitement, notamment le guitariste Alun Davies, qui sera un atout essentiel de son succès.
Entre juillet 70 et octobre 71, c'est-à-dire en quinze mois, Cat Stevens publie trois albums qui contiennent les plus grands classiques de son répertoire.
En août 1970, il offre le titre “Wild world”, à Jimmy Cliff. La version de Jimmy Cliff se classe N°8 en Angleterre. C’est également ce titre, mais chanté par son auteur, qui vaudra à Cat Stevens sa première apparition dans le hit-parade américain, où sa carrière va véritablement exploser.
“Wild world” est N°11 et l’album dont est extrait la chanson, “TEA FOR THE TILLERMAN”, N°8 en février 1971.

C'est également à cette époque que Cat Stevens commence à collaborer avec Barry Krost, un producteur qui travaille surtout pour le théâtre, car il envisage d'écrire des comédies musicales.
Il a dans ses cartons un projet intitulé "Revolussia", qui raconte l'histoire des deux derniers tsars Alexandre III et Nicolas II.
Cat Stevens a déjà écrit plusieurs chansons pour ce projet, notamment "Father and son", qui figure sur l'album "Tea for the tillerman".
Il y raconte l'histoire d'un fils qui veut participer à la Révolution, en conflit avec son père qui lui est très heureux de travailler dans sa ferme.

La maturité acquise par Cat Stevens lors de son éloignement forcé des médias lui permet de prendre sa nouvelle popularité avec un certain recul.
Soucieux de se préserver, il s’abstient de tout débordement et choisit, pour le confort de sa musique, de donner des concerts intimistes plutôt que de se produire dans de grandes salles.
Cela n’affecte pas ses ventes de disques qui vont en grandissant. En octobre 1971, l’album “TEASER AND THE FIRECAT” est N°3 en Angleterre et N°2 aux Etats-Unis.
Cat Stevens tient alors le haut du pavé : ses mélodies essentiellement acoustiques, ses textes déjà quelque peu ésotériques ou tout simplement ses chansons d’amour, en font un des plus gros vendeurs de disques du début des années 70.
Sur "Teaser and the firecat", le grand succès s'appelle "Morning has broken, et c’est Rick Wakeman, le clavier de Yes, qui est au piano.

Une nouvelle fois, c'est Cat Stevens qui a dessiné la pochette de l'album. Il s'est inspiré de son neveu Bobby pour imaginer Teaser, le petit bonhomme au visage rond qui est assis sur un trottoir en compagnie de son chat roux. "Teaser and the firecat" deviendra par la suite un dessin animé avec la voix du comique anglais Spike Milligan.
Un deuxième extrait de l’album, “Peace train”, est n°7 aux Etats-Unis où les 45-tours de Cat Stevens reçoivent désormais un meilleur accueil qu’en Europe.

Petit à petit, Cat Stevens plonge dans le mysticisme oriental. Alors que l’attrait de sa musique était jusqu’alors la simplicité, son travail devient plus complexe, plus prétentieux, empreint d’un classicisme bon marché, toute une série d’éléments qu’il ne parvient pas à maîtriser.
Avec “CATCH BULL AT FOUR” en septembre 72, c’est une période différente qui commence.

Toujours réalisé par Paul Samwell-Smith, “Catch bull at four” est un album plus réaliste, plus dur et moins acoustique que les précédents. La production y occupe une place beaucoup plus importante.
On y rencontre une inspiration, des arrangements et des musiciens différents : parmi eux, le pianiste canadien Jean Roussel et la choriste Patti Austin.
Pour autant, “Catch bull at four” ne déroute pas le public : l’album est N°1 des deux côtés de l’Atlantique et se vend à onze millions d’exemplaires.
Ce succès prend Cat Stevens un peu au dépourvu. Il est une superstar, mais en lui, il vit des expériences différentes, plus privées, plus personnelles. Il décide alors que son prochain album sera différent.

Cat Stevens participe alors à l’enregistrement de “Daydo”, l’album solo de son guitariste Alun Davies, où il joue des claviers.
Puis il prend totalement en main le contrôle de sa carrière. Il part pour la Jamaïque avec de nouveaux musiciens et se retrouve dans un nouvel environnement, pour montrer qu'il ne s'est pas complètement vendu à l'industrie du disque, pour tenter de "briser le moule", selon ses propres termes.
Cat Stevens produit lui-même “FOREIGNER”, l'album qui paraît en juillet 1973, le premier où on le voit en photo sur la pochette.
Toute la face A du disque est consacrée à un seul long morceau : “Foreigner suite”.
"Foreigner" est le symbole de sa nouvelle orientation musicale. Il y parle bien sûr des thèmes qui lui sont chers, l’amour et la liberté, à grand renfort de piano, de cuivres, de cordes et de synthétiseur.
Très représentatif de son style, cet album explique aussi comment le chanteur pourra, quelques années plus tard, tout laisser tomber.

Depuis le début de sa carrière en 1966, Cat Stevens a enregistré sept albums qui ont tous été de gros succès.
Après "Numbers", qui est paru en juillet 1973, le chanteur a éprouvé le besoin de faire une pause, mais il est toujours là, et il revient très vite.
“BUDDHA AND THE CHOCOLATE BOX” paraît en mars 1974. C'est l’album qui contient “Oh very young”.
Le titre générique de ce disque lui est venu par hasard, dans le hall d'un aéroport, quand il s'est rendu compte de ce qu'il avait en main : un petit bouddha dans l'une, une boîte de chocolat dans l'autre, comme s'il était coincé entre le matériel et le spirituel. Alors, que choisir ? Pour résoudre le problème, la pochette du disque représente un bouddha en chocolat.

A cette date, Cat Stevens vit au Brésil, où il s’est exilé pour raisons fiscales. Mais il continue de financer avec générosité plusieurs œuvres de bienfaisance dans différents pays.
Il entreprend alors une tournée mondiale au cours de laquelle il rencontre le légendaire producteur américain Kim Fowley. C’est lui qui le persuade de reprendre un standard de la soul music, la chanson de Sam Cooke "Another Saturday night".
Ce n'est pas une mauvaise idée. Paru en août 74 sous la forme d’un 45-tours isolé, “Another saturday night” permet à Cat Stevens d’obtenir un honorable succès en Angleterre et surtout un triomphe aux Etats-Unis.

La tournée mondiale de Cat Stevens se poursuit. Le 22 juin 1974, il chante à Tokyo et on en tirera l'album live "SATURNIGHT". Cet album exceptionnel qui est devenu une rareté très recherchée sort uniquement au Japon et en édition limitée au bénéfice de l'Unicef. C'est à cette époque le seul album live officiel de Cat Stevens.
Pendant ce temps-là, le fossé semble se creuser entre le chanteur et le public européen, qui fut pourtant son premier public. Ainsi, lors de la parution du “GREATEST HITS” de juin 75, le titre inédit qui y figure, “Two fine people”, n’entre même pas dans le Top 50 britannique.
En revanche, on y retrouve avec intérêt onze autres chansons enregistrées entre 1970 et 1974 et qui ont marqué sa carrière de leur empreinte.

Depuis qu'il s'est exilé à Rio, Cat Stevens vit en solitaire. Pour beaucoup, c'est un peu comme s'il avait disparu.
Il compose quelques musiques de film, mais aucune n’atteint la qualité et la densité de celle qu’il écrivit en 1971 pour le superbe film de Hal Ashby, “Harold et Maude”.
En novembre 1975, il publie l'album "NUMBERS". Influencé par la numérologie, le disque aborde un univers magique et mystérieux, presque superstitieux. “Numbers” ne contient pas de gros tube et le grand public se désintéresse progressivement de Cat Stevens.

Cat Stevens tourne en Australie avec le "Bamboozle Tour". Il est en butte à des problèmes d'ego. Au fur et à mesure, il devient plus autoritaire et difficile à vivre. Artiste, il est aussi un technicien qui ne pardonne aucune erreur. En revanche, musicalement, tout le monde continue à se régaler sur scène.
C'est en 1976 que Cat Stevens entreprend sa dernière grande tournée mondiale, baptisée "Majikat". C'est son dernier sursaut d'énergie pour le showbiz.
La scène est installée sous une sorte de tente semi-circulaire, des projections synchronisées apparaissent sur un écran et toute la première partie du spectacle est consacrée à des numéros de magie.

Cat Stevens publie “IZITSO” en mai 1977. C'est un disque marqué par la musique brésilienne, mais on n'y trouve pas vraiment d'unité. Le disque part un peu dans tous les sens, à l'image des nombreux invités qu'on y rencontre, notamment Chick Corea aux claviers.
“Izitso” permet à Cat Stevens de retrouver les hits-parades une dernière fois avec “(Remember the days of the) Old school yard”, un titre enregistré avec la participation de la chanteuse Elkie Brooks.

Les jours de gloire semblent appartenir au passé. Il faut dire que, de plus en plus, Cat Stevens se tourne vers les études théologiques. Il avoue même, dans une interview au magazine "Rolling Stone", que la musique représente à ses yeux un art mineur qui le détourne de l’essentiel : son expérience religieuse. Pour cette raison, il décide de ne pas effectuer de promotion pour la sortie de l’album "Izitso".
Ironie du sort, si Cat Stevens ne veut plus parler de sa musique, c’est sa musique qui fait parler de lui : en avril 1977, Rod Stewart est N°1 en Angleterre avec sa reprise de “The first cut is the deepest”.
L'original, que l'on écoute maintenant, est un extrait de l'album "New masters", qui était paru fin 1967.

Lorsque Cat Stevens accepte à nouveau des interviews, des concerts et des télévisions, c’est pour mettre en avant ses nouvelles options religieuses. Il aborde relativement peu le sujet musical et n’évoque son nouvel album, “BACK TO EARTH”, que du bout des lèvres.
“Back to Earth” date de novembre 1978. Cat Stevens l'a enregistré uniquement pour respecter ses engagements contractuels. Il y retrouve le producteur Paul Samwell-Smith et le guitariste Alun Davies, deux éléments clés de son succès.
Il se retire alors de la scène musicale et se convertit à l’Islam en février 1979 sous le nom de Yusuf Islam. A Londres, le 7 septembre de cette même année, il épouse une jeune fille turque, Fouzia Ali, à la mosquée de Regent’s Park.

L'événement qui a conditionné la nouvelle vie de Cat Stevens s'est produit en 1975. En vacances à Malibu Beach, il part nager au large et au bout d'un moment, il s'aperçoit qu'il n'arrive plus à revenir. Il est seul et s'adresse à Dieu en lui disant : "Si tu me sauves, je travaillerai pour toi." Miraculeusement, il parvient à rejoindre la terre et considère cet instant comme une véritable renaissance.
L'année suivante, lors de la tournée "Majikat", son frère lui offre un exemplaire du Coran. En y lisant le nom de Dieu, il y ressent beaucoup d'affinités, alors qu'il ne s'était jusque-là jamais intéressé à l'islam. C'est une révélation. Il prend conscience de ses faiblesses, parvient à se détacher de son ego et, petit à petit, il s'éloigne du monde de la musique.
Finalement, il décide de se convertir à l'islam pour nouer un lien avec Dieu à la suite de la promesse faite en 1975.

En février 1980, Cat Stevens fait une dernière apparition sur le double album “ALPHA-OMEGA”, un oratorio rock d’inspiration mystique composé et co-produit par David Gordon, qui n'est autre que son frère aîné, de son vrai nom David Raymond Georgiou. Il y chante le titre "Child for a day".
Le 6 juin 1981, Cat Stevens vend aux enchères son piano, sa guitare et tout son matériel musical au profit de diverses œuvres de charité. Il coupe ainsi les derniers ponts qui le rattachaient à sa vie antérieure.
Depuis cette époque, il mène une vie religieuse fondamentaliste et intégriste, et donne des cours dans les trois écoles coraniques qu'il a fondées à Londres dans le quartier de Brent. C'est là qu'il vit encore aujourd'hui avec sa femme et ses cinq enfants.
Il s'occupe également d'une œuvre de bienfaisance, Small Kindness. Cette œuvre caritative reconnue par l'ONU propose une aide humanitaire directe et des programmes d'éducations pour des orphelins et des familles nécessiteuses notamment en Bosnie, au Kosovo et en Irak.

Après sa conversion, Yusuf Islam / Cat Stevens refuse toute interview et la presse écrit ce qu'elle veut, parfois des choses très éloignées de la vérité, comme par exemple qu'il aurait financé des mouvements terroristes. Rappelons simplement qu'il avait condamné tout à fait fermement et officiellement les attentats du 11 septembre 2001 à New York.
Depuis 1994, il a publié dix albums sur son label Mountain of Light, tous marqués par sa foi religieuse. Le 5 septembre 1995, après 18 années de silence, Yusuf Islam participe à une séance de dédicace de son nouvel album, "THE LIFE OF THE LAST PROPHET", un disque essentiellement parlé.
En 1997, pour la première fois en vingt ans, il remonte sur scène à Sarajevo lors d'un concert célébrant la culture bosniaque. En 2003, il participe au concert anti-sida organisé par Nelson Mandela au Cap, où il chante "Wild world" en duo avec Peter Gabriel et le Soweto Choir.
On l'a revu plus récemment à Djakarta après le tsunami meurtrier de décembre 2004 où il a créé la chanson "Indian ocean".
Parallèlement, il a reçu en 2003 un "Word social award" pour son travail humanitaire, puis en novembre dernier, le "Man of Peace award", que l'on appelle également le "Nobel des Nobel", car il est décerné par d'anciens lauréats du Prix Nobel de la Paix.
Il a été choisi pour ce prix "pour son engagement à promouvoir la paix, la réconciliation des peuples et la condamnation du terrorisme."

Depuis 1979, les deux labels qui ont abrité Cat Stevens publient régulièrement des compilations de leur artiste.
Chez Deram, il faut signaler “VERY YOUNG & EARLY SONGS”, “VIEW FROM THE TOP” et “THE FIRST CUT IS THE DEEPEST”.
Chez Island, on trouvera “MORNING HAS BROKEN”, “FOOTSTEPS IN THE DARK”, “THE VERY BEST OF CAT STEVENS”, "REMEMBER CAT STEVENS : THE ULTIMATE COLLECTION", et un coffret de quatre CDs qui est paru en octobre 2001, simplement intitulé "CAT STEVENS".
En 1983, Chris Blackwell s’était juré de faire revenir Cat Stevens à la musique profane. Il n'y est toujours pas parvenu.

Yusuf Islam travaille actuellement sur un nouvel album où il racontera son parcours spirituel. Mais aujourd'hui, l'actualité, c'est la sortie du CD "MAJIKAT", où l'on peut retrouver Cat Stevens lors de la partie américaine de sa tournée mondiale de 1976.
C'était à l'époque une production ambitieuse qui alliait un spectacle de magie, une projection de films synchronisés avec la musique et des décors innovants. "Majikat" est un reflet de l'ultime tournée de Cat Stevens avant qu'il n'abandonne l'industrie musicale pour devenir Yusuf Islam. Il existe également un DVD consacré à cette tournée : il porte le même titre et il était déjà sorti en juillet 2004.


DISCOGRAPHIE SÉLECTIVE :


- "MATTHEW AND SON" (album – 1966)
- "NEW MASTERS" (album – 1967)
- "THE WORLD OF CAT STEVENS" (compilation – 1970)
- "MONA BONE JAKON" (album – 1970)
- "TEA FOR THE TILLERMAN" (album – 1970)
- "VERY YOUNG AND EARLY SONGS" (compilation – 1971)
- "TEASER AND THE FIRECAT" (album – 1971)
- "HAROLD AND MAUDE" (BO – 1972)
- "CATCH BULL AT FOUR" (album – 1972)
- "FOREIGNER" (album – 1973)
- "BUDDHA AND THE CHOCOLATE BOX" (album – 1974)
- "SATURNIGHT" (live album – 1974)
- "THE VIEW FROM THE TOP" (compilation – 1975)
- "GREATEST HITS" (compilation – 1975)
- "NUMBERS" (album – 1975)
- "IZITSO" (album – 1977)
- "CAT'S CRADLE" (compilation – 1977)
- "BACK TO EARTH" (album – 1978)
- "20 SUPER HITS BY CAT STEVENS" (compilation – 1980)
- "THE FIRST CUT IS THE DEEPEST" (compilation – 1981)
- "MORNING HAS BROKEN (GREATEST HITS, VOL. 2)" (compilation – 1981)
- "FOOTSTEPS IN THE DARK" (compilation – 1984)
- "CLASSICS" (compilation – 1987)
- "EARLY TAPES" (compilation – 1988)
- "FIRST CUTS" (compilation – 1989)
- "THE VERY BEST OF CAT STEVENS" (compilation – 1990)
- "REMEMBER CAT STEVENS : THE ULTIMATE COLLECTION" (compilation – 1999)
- "CAT STEVENS" (coffret – 2001)
- "MAJIKAT" (DVD – 2004)
- "MAJIKAT" (live album – 2005)
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jprock
Invité





MessagePosté le: Ven Aoû 10, 2007 5:40 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Thanks Philou..! Wink
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Marc
kiloposteur


Inscrit le: 03 Avr 2005
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MessagePosté le: Sam Aoû 11, 2007 9:38 am    Sujet du message: Répondre en citant

Ca fait un peu double emploi avec le topic de JiPy.
On pourrait pas les fusionner?

Ca y est, revoilà mon "naturel" de modo qui reprend le dessus! Laughing
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MadPhil
Crazy ours


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Messages: 37622

MessagePosté le: Sam Aoû 11, 2007 1:13 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Il y a déjà tellement de doublons ici... un de plus , un de moins...

J'aurais aussi voulu plus d'ordre et de classement pour les topics "sérieux" mais il faut bien se dire que ce n'est pas un site mais un forum.
L'idéal serait évidemment une combinaison "site - forum" comme du temps de Laurent Rieppi mais ça demande du temps et des compétences.
Mais il est à remarquer qu'un site comme Music in Belgium, qui est très bien fait, complet, varié, bien géré et très visité, a un forum qui ne marche pas du tout.

Participer à un forum et visiter un site sont donc des choses bien différentes.
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Marc
kiloposteur


Inscrit le: 03 Avr 2005
Messages: 5220
Localisation: Badlands

MessagePosté le: Sam Aoû 11, 2007 1:51 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Oui, c'est vrai le forum de MiB ne marche pas du tout et pourtant c'est un très chouette site. A tel point que j'en ai fait ma page d'accueil.
Quant à l'ordre... bon c'est vrai qu'ici, le bordel est un peu de mise mais ça ne rend pas toujours les choses des plus faciles... Confused
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Simon
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Inscrit le: 04 Avr 2005
Messages: 24135
Localisation: Bruxelles

MessagePosté le: Sam Aoû 11, 2007 9:50 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je ne pense pas qu'il soit vraiment né dans le faubourg londonien de Singlitter... Wink
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