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Chris Rea ... saga

 
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Phil1
Rwa des Belches


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MessagePosté le: Mer Fév 08, 2006 6:25 pm    Sujet du message: Chris Rea ... saga Répondre en citant

pas de ma plume .. Wink


La saga de Chris Rea

A près avoir frôlé la mort à la suite d'une grave maladie, Chris Rea a ressenti un besoin vital de création et il s'est lancé dans un projet partagé entre écriture, enregistrements et peinture. Cette boulimie créatrice vient de déboucher sur un album unique et atypique. Intitulé "Blue Guitars", il se présente comme un livre luxueux qui contient 11 CDs regroupant 137 chansons inédites inspirées par le blues sous toutes ses formes. On y trouve aussi un DVD et des reproductions de 50 de ses peintures, une nouvelle passion nourrie de sa musique. Au micro de Saga, Chris Rea parle longuement de sa vie, de sa maladie, de son amour de la guitare et du blues en particulier.


LA SAGA DE CHRIS REA EN INTÉGRALE


"Nul n'est prophète en son pays". Chris Rea a pu vérifier à ses dépens la vérité de ce proverbe. Longtemps snobé et ignoré, il a dû attendre la fin des années 1980 pour être enfin reconnu en Angleterre.
Depuis, il a vendu des millions de disques. Il s'est aussi essayé au cinéma en tant que réalisateur et acteur, avant de revenir à ce qu'il sait faire le mieux : la musique.
Et puis la maladie s'en est mêlée, faisant planer une ombre inquiétante sur la suite de sa carrière, voire sur sa vie. Ce problème éloigné, il a consacré tout son temps à un projet partagé entre écriture, enregistrements et peinture.
Cette boulimie créatrice, qui a déjà donné les albums "Dancing down the stony road" et "The blue juke-box", vient de déboucher sur un album unique et atypique.
Intitulé "BLUE GUITARS", il se présente comme un livre luxueux. Il contient onze CDs qui regroupent cent trente-sept nouvelles chansons, toutes inspirées par le blues sous ses formes les plus variées. On y trouve aussi un DVD et des reproductions de cinquante de ses peintures, une nouvelle passion inspirée par sa musique.

Christopher Anton Rea est originaire du nord-est de l’Angleterre. Il est né à Middlesbrough, le 4 mars 1951, dans une famille catholique d’origine irlando-italo-yougoslave.
On sait peu de choses sur son enfance et son adolescence. Tout ce que Chris veut bien avouer, c’est qu’il a quatre sœurs et deux frères, que son père dirige une petite entreprise de crèmes glacées, Mr. Really Good Ices, et qu’à l’époque, il n’a aucune ambition musicale particulière.
Un beau jour, alors qu’il se destine à une carrière de journaliste, Chris Rea entend le solo de guitare de Joe Walsh sur “Rocky mountain way”. C'est une révélation. Aujourd’hui encore, son admiration pour Joe Walsh est restée la même.

"A cette époque, Joe Walsh, c'était vraiment pour moi la référence. Son album 'The smoker you drink' était si subtil. Au départ, c'est le son de la slide qui m'a accroché et j'ai voulu savoir qui jouait. C'était Joe Walsh. Et puis j'ai demandé à un copain de quel type d'instrument il s'agissait et dès le lendemain, j'étais l'heureux propriétaire d'un bottleneck et d'une guitare."

Chris Rea découvre la guitare de Joe Walsh en 1973. Il a donc déjà vingt-deux ans lorsqu’il envisage d’embrasser une carrière artistique. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’a rien d’un musicien précoce.

"C'est parce que je n'avais pas le désir de devenir une rock star. Tous mes amis, eux, n'avaient que cette idée en tête : entrer dans un groupe, réussir, faire la fête, gagner beaucoup d'argent, voyager. Moi, ça ne m'intéressait pas de devenir célèbre. Ce n'est que lorsque la musique s'est imposée à moi que j'ai commencé à y penser sérieusement. Et c'est la raison pour laquelle je ne l'ai pas fait avant."

Son apprentissage musical, voué principalement à la guitare, Chris Rea le fait d’abord dans le circuit des clubs avec Cattermole, Rea & Taylor, un trio folk dans le style de Crosby, Stills & Nash.
En 1973, Chris devient le chanteur du groupe Magdalene en remplacement de David Coverdale qui vient de rejoindre Deep Purple. Il commence à écrire ses premières chansons et en 1974, il enregistre sous son nom un premier single, “So much love”, qui ne rencontre aucun succès. Entre-temps, Magdalene est devenu The Beautiful Losers.
En 1975, les Beautiful Losers se voient décerner le titre de “meilleur nouveau groupe” par le Melody Maker, mais ils ne parviennent pas à mettre à profit ce coup de projecteur et Chris Rea préfère s’en aller.
Dépité, il abandonne la musique de groupe pour un travail en solo. En 1977, il parvient à resigner avec la maison de disques qui avait sorti son premier single deux ans auparavant, Magnet Records.

Le premier album de Chris Rea, “WHATEVER HAPPENED TO BENNY SANTINI ?”, paraît en avril 1978. Il a été réalisé par Gus Dudgeon, le producteur légendaire d’Elton John.
Le titre peut intriguer : c’est vrai, qui peut bien être ce Benny Santini ? Ce n’est pas une personnalité méconnue, mais tout simplement le pseudonyme sous lequel Magnet avait envisagé de lancer Chris Rea.

"Au départ, il y a simplement un commentaire sarcastique que j'avais fait lors d'une réunion avec ma maison de disques. Ce jour-là, tout les tracassait : mon image, mon état, mon nom, enfin tout. Et j'ai lancé cette blague : 'Il me faudrait un nom juif-italien, du genre Benjamin Santini'. C'était pour rire, mais à ma grande horreur, ils se sont mis à discuter très sérieusement du sujet. Et c'est pour cela que j'ai choisi ce titre."

L’album “Whatever happened to Benny Santini ?” contient la première grande réussite de Chris Rea, “Fool (if you think it’s over)”, une chanson qu’il a écrite en pensant à l’une de ses sœurs.
C’est un petit succès en Angleterre, mais un véritable tube aux Etats-Unis, où il se classe N°12. Ce titre connaîtra une seconde carrière grâce à Elkie Brooks qui le reprendra au début de 1982.

Aux Etats-Unis, grâce au succès de "Fool (if you think it's over)", Chris Rea est nominé pour le Grammy du “meilleur nouveau talent” de l’année 78, aux côtés d’artistes comme Elvis Costello, Toto et les Cars.
Il tourne beaucoup et compose sa première musique de film pour “Black Joy”. En février 79, il travaille de nouveau avec le producteur Gus Dudgeon pour son deuxième album, “DELTICS”.
Mais cette fois, les choses se passent mal. Chris n'est pas du tout content de la direction musicale que lui impose sa maison de disques, trop "variétés" à son goût. Il a les mains liées et le disque traduit son désintérêt pour un projet qui n'est pas le sien.

"L'enregistrement s'est mal passé parce que Gus et moi, nous avions déjà décidé de ne plus travailler ensemble. Mais nous étions liés par contrat et donc nous l'avons fait, contraints et forcés. Pour ma part, je voulais travailler autrement, aller dans une direction différente, et ce fut une grande frustration. D'ailleurs l'album s'est mal vendu. J'en garde un mauvais souvenir."

Surmontant l'échec de "Deltics", Chris Rea est bien décidé à imposer sa musique. Profitant de l’expérience acquise, il produit lui-même son troisième album, “TENNIS”, qui sort en mars 1980.
“Tennis” est un disque où il prend des risques, mais il y manque un titre commercial qui aurait pu l’entraîner vers un succès plus conséquent.

Chris Rea passe l'essentiel des années 80 et 81 sur la route, mais il prend quand même le temps d’épouser son amie de longue date, Joan Lesley. Côté musique, il est l'invité surprise du troisième album solo de Bill Wyman.

"Bill Wyman est l'une des nombreuses personnes qui m'ont aidé. Pourtant il ne l'a fait ni consciemment, ni par charité. Après mon premier album et à cause de la production de Gus Dudgeon, beaucoup se posaient des questions sur ma musique. Est-ce que ce n'est pas un peu mou ? Est-ce que ce n'est pas trop impersonnel ? Et puis il y a eu tous ces gens qui venaient à mes concerts et qui semblaient les apprécier : il y avait des membres de Queen, des Pretenders, des Rolling Stones. Et leur présence a été comme une bénédiction : elle signifiait que le véritable Chris Rea était fréquentable. C'est pour cette raison que je dois beaucoup à tous ces musiciens."

En 1985, Chris Rea retrouvera Bill Wyman à l’occasion du projet “WILLIE & THE POOR BOYS”, un disque réalisé au profit de la recherche sur la sclérose en plaques. C’est lui qui chante sur “Baby please don’t go”, la reprise du standard de Big Joe Williams qui fut un succès pour Them.

Après la parenthèse "Willie & The Poor Boys" qui nous a fait faire un petit bond en avant, nous retrouvons l’ordre chronologique de la carrière de Chris Rea. Après un quatrième album baptisé simplement de son nom, Chris franchit un nouveau palier en mai 83 avec “WATER SIGN”. C'est un disque qu’il a co-produit avec Dave Richards et qu’il a enregistré pratiquement seul.

Le single “I can hear your heart beat” est alors sans conteste sa plus grande réussite depuis ses débuts. Une fois de plus, on se laisse prendre par ce qui constitue l'un des atouts majeurs de Chris : une voix rude et profonde que l'on croirait forgée par l'alcool et la cigarette.

"Mes chanteurs favoris étaient le bluesman Joe Williams et, tu me crois ou tu ne me crois pas, Gene Kelly. Je me suis vraiment acharné à développer et à travailler ma voix pour qu'elle ressemble à celle de Gene Kelly. Je vais t'en donner un petit exemple... La voix n'est rien de plus qu'un instrument. La mienne n'a rien à voir avec les cigarettes ou l'alcool."

Après l'échec de “WIRED TO THE MOON”, son sixième album, Chris Rea prend la bonne décision. Plutôt que de continuer à faire tout lui-même (ou presque), il s’entoure d’un vrai groupe, composé de professionnels aguerris, des talents exceptionnels mais discrets qui, à l’instar du clavier Max Middleton, n’ont jamais été attirés par le vedettariat.
Le résultat de ce travail de groupe, l'album “SHAMROCK DIARIES”, sort en mars 1985. C’est un gros succès, qui lui donne notamment l’occasion de se réconcilier avec un public rock qui l’avait trop vite associé à la grande variété anglo-saxonne.
Grâce au succès du titre “Stainsby girls”, l'album “Shamrock diaries” est disque d’or en Angleterre, en Hollande et en Belgique, et disque de platine en Allemagne.

En avril 1986, le nouveau groupe de Chris Rea donne sa pleine mesure sur le très jazzy “ON THE BEACH”. Sous une pochette on ne peut plus estivale, "On the beach" est un titre improbable pour un succès d’hiver.
C’est pourtant le cas, du moins pour l’Europe continentale qui retient ce morceau pour tenter d’oublier les rigueurs de la mauvaise saison 86 /87.
"On the beach", le titre qui permet à Chris Rea de convaincre même ses détracteurs les plus acharnés, n'en constitue pas moins un incroyable paradoxe.

"On se dit : 'On the beach', c'est très fort. Eh bien non. Ça ne s'est pas vendu. C'est un des albums que j'ai le moins vendus. Et puis tout le monde est persuadé du contraire. C'est d'ailleurs le meilleur exemple possible pour celui qui voudrait faire un documentaire sur le phénomène des tubes, un cas d'école. Voilà une chanson connue dans le monde entier, 'On the beach' de Chris Rea, et c'est l'une de celles que son auteur a le moins vendues."

Tout le monde s'accorde à reconnaître que Chris Rea a du talent, mais il est toujours à la recherche d’un grand succès chez lui, en Angleterre, un succès qui lui permettrait de s’affirmer et de s’imposer définitivement.
Mais ce n'est pas pour tout de suite. Au cours de l'été 1987, il décroche bien un nouveau tube avec une version réenregistrée de "Josephine", mais uniquement en France, le pays pour lequel ce single a été spécialement conçu.
Cette chanson, dont la version originale figure sur l'album "Shamrock diaries", est dédiée à la fille aînée de Chris, née le 16 septembre 1983.

Cela fait maintenant dix ans et huit albums que Chris Rea se consacre entièrement à la musique. En septembre 1987, il revient à un rock plus carré sur “DANCING WITH STRANGERS”.
En Angleterre, c'est l’album de la reconnaissance définitive. Enregistré en Allemagne et en France, aux studios Miraval, il se classe N°2 des ventes, seulement barré pour la première place par le “Bad” de Michael Jackson.
Pour Chris, N°1 ou N°2, cela n'a guère d'importance, car il fait partie de ceux qui donnent la priorité à la musique et non à la réussite commerciale.

"Pour moi, le monde de la musique a toujours été partagé en deux catégories. Il y a ceux qui parlent guitare, qui étudient le style, qui comparent les façons de jouer, bref dont la préoccupation essentielle est la musique. Et seulement la musique. Et puis il y a les autres, ceux qui veulent devenir riches et célèbres, et pour qui la musique n'est que le moyen d'y parvenir. Je ne suis pas de ceux-là. J'appartiens à la première catégorie. Je ne sais pas ce qu'il faut faire pour être riche et célèbre. Je crois que c'est un art en soi, qui n'a rien à voir avec la musique. Madonna, par exemple, j'aime beaucoup le personnage, mais je ne crois pas qu'elle fasse le même métier que moi."

En octobre 1988, Chris Rea propose “NEW LIGHT THRU’ OLD WINDOWS". C'est un “Best of” qui va bien au-delà de la simple compilation, puisqu'il y propose douze titres importants de sa carrière, mais qu'il a réenregistrés, avec de nouveaux arrangements et de nouvelles sonorités.
En octobre 89, “THE ROAD TO HELL”, son onzième album, montre Chris Rea bien installé dans ses habitudes. Il a retrouvé le studio Miraval, le producteur Jon Kelly et son groupe habituel qu’il a baptisé The Fireflies.
Le single “The road to hell (part 2)” grimpe jusqu’à la neuvième place du hit-parade britannique. Quant à l’album, il est N°1 avec des ventes qui dépassent le million d’exemplaires.

Sur le même modèle que "The Road to Hell", Chris Rea publie “AUBERGE” en février 1991. Sous une pochette réalisée par le peintre Alan Fearnley, il propose onze nouvelles chansons qui le propulsent pour la deuxième fois consécutive en tête des hits-parades de son pays.
Avec beaucoup de philosophie, Chris Rea savoure cette réussite : il sait qu'il ne pourra pas toujours se maintenir au sommet et que le plus important, c'est de durer.

"Tu sais, une carrière est faite de succès et de ratés. Toutes mes idoles ont connu ça : Joe Walsh n'a eu qu'un seul tube. Joni Mitchell, Van Morrison, Eric Clapton, Mark Knopfler, la chance va et vient mais ils sont toujours là. Mon idée, c'est qu'il faut continuer à faire ce que tu as à faire, et c'est tout. Que tu aies un hit ou non indique simplement le degré d'efficacité de ta maison de disques. Je l'ai toujours dit : si tu obtiens un hit, c'est grâce à ta maison de disques. Il n'y a aucun doute pour moi. Tu peux faire une mauvaise chanson et une bonne maison de disques en fera un tube. Tu peux faire une bonne chanson et une mauvaise maison de disques s'arrangera pour que personne ne l'entende."

En octobre 1992, sur “GOD’S GREAT BANANA SKIN”, la guitare indolente de Chris Rea continue à évoquer ses maîtres du Sud des Etats-Unis : J.J.Cale, Ry Cooder, Lowell George et Joe Walsh.
Parallèlement, il continue à travailler pour le cinéma. Il signe la musique du film “Soft top, hard shoulder”, dont le titre générique vient conclure son dernier disque.
En novembre 93, Chris Rea est au générique de l’album “DUETS” d’Elton John, avec qui il chante "If you were me". Toujours très prolifique, il continue à publier un album par an, en plus des nombreux inédits qui parsèment ses maxi CD's.
En octobre 1993, il propose “ESPRESSO LOGIC”. L'album avait été annoncé par le single “Julia”, une chanson dédiée à sa seconde fille, Julia Christina, née le 18 mars 1989.

Fin 1994, "THE BEST OF CHRIS REA” est une compilation de ses seize plus grands succès, la plupart dans leurs versions remaniées de l'album "New light thru' old windows".
Chris est alors très occupé par l'écriture et la réalisation de son premier film, "La passione". Il sort en novembre 1996, en même temps que l'album qui porte le même titre.
Le film est en partie autobiographique. Il se passe dans l’Angleterre du début des années 60 et raconte l’histoire d’un petit garçon d’origine italienne, le fils d’un modeste marchand de glaces qui gravit les marches de la réussite sociale avec l’obsession de réaliser son rêve de jeunesse : posséder une Ferrari et aller vivre en Italie.
L’album “LA PASSIONE” constitue la bande originale du film. Chris a choisi de nous plonger dans l’ambiance musicale de cette époque où les crooners régnaient sur le hit-parade britannique. Avec ses violons omniprésents, ses orchestrations chargées et la participation de la diva Shirley Bassey, on est loin du rock et de la pop.
Les fans sont déroutés et ils boudent à la fois l'album et le film. Mais Chris Rea prend tout cela avec beaucoup de philosophie.

"It's life, c'est la vie. Parfois ça marche, parfois ça ne marche pas. Mais cet échec m'a été très bénéfique. C'était la première fois que je me lançais dans l'aventure du cinéma et cela m'a donné l'occasion de découvrir les embûches liées à ce métier. Maintenant je sais comment cela fonctionne et je vais donc continuer à écrire pour le cinéma en tirant le maximum de profit de cette expérience. Plus de connaissances égale moins de déboires en perspective."


Chris Rea n'est pas du genre à se laisser rebuter par un échec. Dès le mois d'août 1997, il retrouve les plateaux de tournage, mais cette fois comme acteur. Dans le film de Michael Winner, "Parting shots", il tient le rôle principal, celui d'un photographe atteint d'une maladie incurable qui décide de se débarrasser de ses ennemis en utilisant la manière forte.
En janvier 98, c'est Chris Rea le musicien qui fait à nouveau l'actualité avec la parution de son nouvel album, "THE BLUE CAFÉ". C'est un disque dans la lignée de "Road to Hell" et d'"Auberge", destiné à le réconcilier avec son public. Et là encore, le cinéma n'est pas loin.

"'The Blue Café' est au départ le titre d'une série que j'ai écrite pour la télé. Dans le script, chaque semaine, un type différent entre au 'Blue Café' et raconte une histoire, ou son histoire, au barman. C'est de là que sont nées les chansons qui composent l'album. C'est donc chaque fois une personne différente qui parle et qui évoque, l'une la perte d'un être cher, l'autre son désaccord avec un tiers, comme dans 'Square Peg, round hole'. Ou bien ce sont deux personnes qui tentent de se réconcilier après une dispute. 'The Blue Café', ça m'a semblé un bon titre."

1998 voit encore la parution d'un nouveau "BEST OF CHRIS REA". Il est réservé exclusivement au marché français et il contient un inédit, "Lies become the truth".
Auteur-compositeur très en verve, Chris Rea parvient à réaliser un disque chaque année, ou presque. Après "The Blue Café", il publie en 1999 "THE ROAD TO HELL, PART 2", la suite de la chanson mythique qui lui avait valu son premier N°1 dix ans plus tôt.
Chris nous explique pourquoi et comment il a choisi de revisiter le thème de sa "Route vers l'Enfer".

"En fait, l'histoire se passe dix ans plus tard et à chaque chanson correspond une chanson de l'album 'The Road to Hell, Part 1'. La grande différence, c'est que dans cette suite, le personnage principal est heureux dans sa voiture. Il n'est plus inquiet, il aime sa voiture, il aime les embouteillages, il aime être assis dans l'intimité de sa voiture au milieu des embouteillages à écouter la radio. L'idée de 'Road to Hell, Part 2' m'est venue d'un ami. Il m'a raconté qu'un jour, il était arrivé à la maison avec vingt minutes d'avance sur son horaire habituel et qu'il était resté assis dans sa voiture devant chez lui pour écouter la fin de l'émission de radio qu'il avait l'habitude de suivre durant son trajet. Sa famille le voyait par la fenêtre et avait pensé qu'il était devenu fou. A écouter cette histoire, je me suis dit que le monde avait changé : la voiture, ce n'était plus la GTI des années 80. C'était devenu un cocon intime et douillet où les gens aimaient de plus en plus s'abriter. Et c'est de là qu'est parti le disque."

En octobre 2000, Chris Rea publie "KING OF THE BEACH", mais la tournée prévue pour la promotion de ce nouvel album doit être annulée, car Chris est gravement malade.
Opéré en urgence, il aborde ensuite une longue et pénible convalescence. C'est alors qu'il se rend compte qu'il n'a pas encore enregistré son ultime album, celui sur lequel on pourrait vraiment le juger, et c'est ce qui va l'aider à surmonter cette épreuve.

"C'est une histoire plutôt drôle, mise a part bien sûr la tragédie de la maladie. Quand ils m'ont fait la piqûre pour m'anesthésier, j'ai commencé tout doucement à sombrer dans l'inconscience, et une des dernières choses que j'ai entendues, c'est une infirmière qui disait : 'C'est lui qui a écrit cette chanson, 'On the beach'. Et là, j'ai pensé : 'Non, non, non, non, ce n'est pas le souvenir que je veux laisser'. Je n'ai rien contre 'On the beach', mais cette fille ne sait rien de la slide guitar, du blues, de mon amour profond pour le blues. Alors je me suis dit : 'Je vais m'en sortir, il faut que je m'en sorte, parce qu'il me reste encore quelque chose à faire'. Et c'est ce disque".

Pendant sa convalescence, Chris se plonge dans la préparation de son nouveau disque. Il s'appelle "DANCING DOWN THE STONY ROAD" et paraît en septembre 2002. C'est un album essentiellement autobiographique, qui revient aux sources du blues et du gospel.

"C'est effectivement autobiographique. Tout vient de cette terrible maladie qui m'a frappé il y a un an et demi. J'ai dû subir une opération qui a duré quinze heures, et on ne m'avait donné qu'une chance sur trois de m'en sortir. Pendant la période de dix-huit semaines qui a suivi, à l'hôpital et en maison de convalescence, j'ai eu le temps de gamberger. Et quand j'ai commencé à aller mieux, ce que j'ai voulu, c'est faire ce que j'aime, pas me bagarrer avec des maisons de disques, des producteurs et des remixeurs. Faire simplement ce que j'ai toujours aimé. C'est le gospel et le blues qui m'ont amené à faire ce métier. Ceux qui m'aiment le savent, ils me connaissent comme un chanteur-guitariste qui joue du jazz, du gospel et du blues. C'est la couleur que j'ai voulu donner à ce disque."

Pour Chris Rea, "Dancing down the stony road" est plus une mise au point qu'un testament.

"Ce que je souhaiterais, même maintenant que je suis tiré d'affaires, c'est que les gens se disent : 'Je connais Chris Rea, c'est un guitariste qui joue du jazz, du blues et du gospel'. Parce que la plupart continuent de penser, à cause de ma longue carrière, que j'ai eu de gros succès avec des tas de remixes et choses du genre. Ce qui est important pour moi, c'est de ne pas être incompris. Je veux montrer que, quelque part entre B.B. King et tous ces bluesmen, il y a Chris Rea, dans la même catégorie".

Enregistré dans le sud de la France, aux studios Miraval, où Chris Rea a souvent travaillé dans le passé, "Dancing down the stony road" paraît sur le label que le chanteur vient de créer, Jazzee Blue. Plus que jamais, Chris Rea entend bien mener sa carrière comme il l'entend.
Sur le même principe, il publie "THE BLUE JUKE-BOX" en mars 2004.

Le blues et la guitare sont deux clés dans la carrière de Chris Rea. Il faut maintenant y ajouter la peinture, mais une peinture directement inspirée par la musique. L'addition de ces trois éléments vient de donner "BLUE GUITARS", le dernier pari insensé de Chris Rea.
"Blue Guitars" est un objet étonnant qui ressemble à un beau livre. Quand on l'ouvre, on s'aperçoit qu'il renferme onze CDs et un DVD. En feuilletant ses pages, on découvre les reproductions de cinquante toiles peintes par Chris, toutes inspirées par la guitare et par la musique.
"Blue Guitars" propose cent trente-sept nouvelles chansons dédiées au blues sous toutes ses formes, depuis les origines jusqu'à ses déclinaisons les plus modernes, en passant par la Louisiane, le Texas et Chicago.
Physiquement affaibli par la maladie, Chris Rea a annoncé que la tournée européenne qu'il a programmée pour cette année sera la dernière. Si sa santé le lui permet, cette tournée devrait commencer à Bruxelles le 22 février et passer par le Casino de Paris le 21 mars.


DISCOGRAPHIE :



"So much love" / "Born to lose" (single – 1974)
- "WHATEVER HAPPENED TO BENNY SANTINI ?" (album – 1978)
- "DELTICS" (album – 1979)
- "TENNIS" (album – 1980)
- "CHRIS REA" (album – 1982)
- "WATER SIGN" (album – 1983)
- "WIRED TO THE MOON" (album – 1984)
- "SHAMROCK DIARIES" (album – 1985)
- "ON THE BEACH" (album – 1986)
- "Driving home for Christmas" (single – 1986)
- "DANCING WITH STRANGERS" (album – 1987)
- "Josephine" (version française)(single – 1987)
- "NEW LIGHT THRU' OLD WINDOWS" (compilation – 1988)
- "THE ROAD TO HELL" (album – 1989)
- "AUBERGE" (album – 1991)
- "Winter song" (single – 1991)
- "GOD'S GREAT BANANA SKIN" (album – 1992)
- "ESPRESSO LOGIC" (album – 1993)
- "THE BEST OF CHRIS REA" (compilation – 1994)
- "LA PASSIONE" (BO – 1996)
- "THE BLUE CAFÉ" (album – 1998)
- "THE BEST OF CHRIS REA" (compilation + inédit "Lies becomes the truth" – 1998)
- "THE ROAD TO HELL, PART 2" (album – 1999)
- "KING OF THE BEACH" (album – 2000)
- "THE VERY BEST OF CHRIS REA" (compilation – 2001)
- "DANCING DOWN THE STONY ROAD" (album – 2002)
- "THE BLUE JUKE-BOX" (album – 2004)
- "BLUE GUITARS" (livre-album – 2005)
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Jackinzebox
Oh burger!


Inscrit le: 04 Avr 2005
Messages: 24314

MessagePosté le: Jeu Fév 09, 2006 4:24 pm    Sujet du message: Répondre en citant

En plus il n'est vraiment pas cher le coffret "Blue Guitars", je crois bien que je vais me le payer...
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jprock
Invité





MessagePosté le: Jeu Fév 09, 2006 7:38 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Jackinzebox a écrit:
En plus il n'est vraiment pas cher le coffret "Blue Guitars", je crois bien que je vais me le payer...

Moi qui le possède, je te le conseille Jack. Wink
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